Activisme des groupes armés à Djugu en pleine épidémie d’Ebola

Alors que la province de l'Ituri fait face à une épidémie d’Ebola, les violences armées continuent de faire des victimes, notamment dans le territoire de Djugu. Selon des sources sécuritaires, quatre personnes ont été tuées jeudi 4 juin lors d’une fusillade attribuée à des miliciens de la CODECO dans le village de Tchelo. Par ailleurs, deux militaires des FARDC ont été blessés lors d’une attaque menée par des miliciens de la CRP. 

Face à cette situation, des acteurs de la société civile appellent le Gouvernement à poursuivre les opérations contre les groupes armés afin de mieux protéger les populations. 

Malgré les efforts de lutte contre l’épidémie d’Ebola, les groupes armés continuent de semer la violence dans plusieurs localités de l’Ituri. Jeudi, à Tchelo, dans le territoire de Djugu, un milicien CODECO a ouvert le feu sur des personnes réunies pour des funérailles. 

Selon des sources locales, trois personnes ont été tuées sur place et plusieurs autres blessées. Le présumé auteur de la fusillade a ensuite été abattu par ses propres compagnons.

Quelques jours plus tôt, des combattants de la Convention pour la révolution populaire (CRP) ont attaqué une position des FARDC à Iga-Barrière, à une vingtaine de kilomètres de Bunia. Deux militaires ont été blessés au cours des affrontements.

Par ailleurs, des sources sécuritaires indiquent que les FARDC ont découvert, en début de semaine, une cache d’armes de la CRP près de Nizi. Huit fusils AK-47, une mitrailleuse légère ainsi qu’une importante quantité de munitions ont été saisis.

Face à la persistance de l’insécurité, plusieurs acteurs locaux appellent les responsables de la CODECO à respecter les engagements pris lors du dialogue d’Aru II. Ils demandent également à la CRP de respecter le cessez-le-feu décrété par son leader, Thomas Lubanga, afin de favoriser le retour durable de la paix dans la province.

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