Affaire Kamuina Nsapu : la SCED exige des poursuites contre « les vrais commanditaires »

La société congolaise pour l'Etat de droit (SCED) appelle à la réouverture des dossiers de l'affaire Kamuina Nsapu afin d'obtenir réparation pour les victimes mais également de sanctionner les responsables de cette affaire.

Dans une déclaration publiée mardi 9 juin, la SCED estime que seuls les exécutants de cette affaire ont été jugés tandis que les véritables commanditaires n'ont pas été identifiés par la justice. Pour l'organisation, les condamnés ne sont pas les véritables responsables de l’assassinat de deux experts de l'ONU, Zaïda Catalan et Michael Sharpe. Ces derniers avaient été tués en mars 2017 alors qu’ils enquêtaient sur les violences du conflit Kamuina Nsapu.

Contre la peine de mort

Dominique Kambalam, directeur de la SCED, affirme que certaines autorités de l’époque, soupçonnées d’avoir commandité le double meurtre, n’ont jamais été inquiétées ni arrêtées :

« Ceux qui viennent d'être condamnés, nous estimons que ce sont de petits exécutants. De grandes personnalités impliquées dans cette affaire devraient répondre de leurs responsabilités. Les investigations doivent se poursuivre au niveau du ministère de la Justice ».

Par ailleurs, l'organisation critique le recours à la peine capitale dans le verdict rendu vendredi dernier par la Haute Cour militaire. Selon elle, plusieurs dossiers liés aux crimes commis contre des Congolais lors du conflit de Kamuina Nsapu n’ont jamais été instruits.

La source cite notamment les affaires de Mulombodi, Nganza et Tshisuku. Dans ces trois affaires, certains éléments des forces de l'ordre congolaise étaient accusés d'avoir utilisé une force disproportionnée en tirant de manière indiscriminée sur des civils non armés. 
 

Lire aussi sur radiookapi.net: