
Les enterrements se poursuivent dans des cimetières officiellement fermés et saturés à Kinshasa et dans d’autres villes du pays.
C’est le cas par exemple des cimetières de la Gombe et de Kintambo qui reçoivent encore les corps 30 ans après leurs fermetures.
Les inhumations se font par superposition, des nouveaux corps se retrouvent au-dessus d’anciennes sépultures selon certains.
Cette pratique a progressivement effacé les traces des anciennes tombes que les familles ne peuvent plus identifier ni localiser.
Les allées pour circuler au sein du cimetière étant suffisamment réduites, les familles qui accompagnent le corps au repos éternel doivent se tenir sur d’autres tombes pour assister à la cérémonie.
Or, un cimetière n’est pas un simple espace foncier mais un lieu de mémoire, de recueillement où les morts doivent se reposer en toute dignité.
Pourquoi les enterrements se poursuivent dans des cimetières saturés, parfois dans des conditions inacceptables ?
Jody Daniel Nkashama en discute avec Franc Mbo Nzolameso et Gauthier Musenge, respectivement bourgmestre de la commune de N’sele et sociologue.
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