Alerte à l’occupation anarchique du site du barrage hydroélectrique de Kisangani

Le barrage hydroélectrique de Kisangani est menacé par l’érosion. Cette situation fait suite à l’occupation anarchique du site sur lequel est érigé l’ouvrage, pourtant classé comme aire protégée. Elle pourrait entraîner d’importantes conséquences environnementales, a alerté la société civile locale vendredi 12 juin 2026.  

La question a été au cœur d’une tribune populaire organisée vendredi au Centre pastoral de Kisangani.

En dépit de la suspension de l’arrêté provincial autorisant le lotissement de ce site, la destruction de la boucle de la Tshopo se poursuit. Face à cette spoliation, au mépris de la décision du gouverneur, la société civile refuse de baisser les bras. ​

François Lemba, chargé de programme au sein du Groupe de Travail pour la Décentralisation et les élections explique le but de leur mobilisation : « Que la population s’identifie, qu’elle comprenne quels sont les problèmes qui se posent, les menaces, les défis et les enjeux de la boucle de la Tshopo… »

L'enjeu dépasse les frontières de Kisangani. La RDC s'est engagée à réserver 30 % de son territoire au couvert forestier d'ici 2030 déclare Alphonse Maindo, le directeur de TROPENBOS RDC. Pour y contribuer localement, il propose trois actions urgentes à mener :

  • obtenir l’annulation pure et simple de cet arrêté
  • mobiliser les ressources nécessaires des partenaires pour qu’on puisse restaurer cette réserve
  • déloger les occupants 

Ce point de vue est soutenu par Aubin Mbalanga, expert environnemental. Selon lui, il est temps de passer à la vitesse supérieure en utilisant la manière forte.