Face à l’épidémie Ebola, la RDC et l'Ouganda resserrent leur coopération sanitaire. En visite à Bunia, mardi 7 juillet 2026, le ministre ougandais de la Santé a annoncé le déploiement d'experts, un appui logistique ainsi que la mise en place de centres de traitement dans les zones frontalières.
Selon le ministre ougandais de la Santé, Chris Baryomunsi, cette coopération s'appuie sur un protocole d'accord conclu entre les deux pays. Une cinquantaine d'experts ougandais sont déjà déployés sur le terrain, notamment à Aru, où un centre de traitement est opérationnel. Un autre centre est en cours d'installation à Kasenyi, avec un appui logistique destiné à renforcer les capacités de la riposte congolaise.
Chris Baryomunsi appelle également la population à consulter rapidement les structures de santé, dès l'apparition de premiers symptômes :
« Mon appel s'adresse à la population congolaise. Ebola est une maladie très dangereuse. Plus la prise en charge est précoce, plus les chances de guérison sont élevées. En Ouganda, nous avons enregistré vingt cas confirmés et seulement deux décès. Cela montre qu'une prise en charge rapide permet de sauver des vies ».
Le ministre ougandais précise par ailleurs que la réouverture complète des frontières dépendra de l'évolution de la situation sanitaire. En attendant, les passages restent autorisés pour les camions de marchandises, les agents de santé, les humanitaires et les forces de sécurité.
Il a enfin invité les médias à diffuser des informations fiables afin de lutter contre la désinformation et d'encourager les populations à respecter les mesures de prévention contre Ebola.
La République démocratique du Congo et l’Ouganda avaient lancé mardi 23 juin dernier leur coopération sanitaire transfrontalière pour faire face à cette épidémie d’Ebola. Cette mutualisation sanitaire consiste au renforcement de la surveillance et le deploiement de laboratoires mobiles aux postes frontaliers d’Aru et Kasenyi.
Dans le mémorandum signé par les autorités congolaises et ougandaise, les deux parties s’engagent à partager régulièrement les données épidémiologiques entre les deux pays, à renforcer la surveillance sanitaire commune et ouvrir des centres de traitements d’Ebola dans les zones frontalières.






