Le SYMECO réclame un dialogue direct avec le Gouvernement pour mettre fin à la grève des médecins

Les médecins membres du Syndicat des médecins du Congo (SYMECO) ont appelé, lundi 13 juillet, le Gouvernement à engager un dialogue sincère et direct afin de trouver une issue à la grève qui affecte actuellement les services sanitaires publics à travers la République démocratique du Congo.

Lors d’une rencontre avec la presse, lundi à Kinshasa, le secrétaire général du SYMECO, le Dr Juvénal Muanda, a regretté l’absence d’avancées concrètes à l’issue des séances de travail tenues le 23 juin et le 7 juillet avec les autorités gouvernementales. Selon lui, ces discussions n’ont pas permis de répondre aux principales revendications des médecins du secteur public.

Le responsable syndical a notamment évoqué le retard dans l’intégration totale de la paie complémentaire au troisième trimestre 2026, le paiement des arriérés accumulés, la reprise de la programmation régulière de la prime de risques professionnels ainsi que de la mécanisation, sans oublier la signature des actes de régularisation administrative attendus par de nombreux praticiens.

« Les séances de travail du 23 juin 2026 et du 7 juillet n’ont pas permis de rencontrer toutes les attentes », a déclaré le Dr Juvénal Muanda, tout en estimant qu’« un sursaut patriotique est encore possible pour arrêter les conséquences néfastes de cette grève qui se poursuit encore dans tous les services sanitaires publics de l’État ».

Malgré la poursuite du mouvement de grève, le SYMECO affirme rester attaché à la voie du dialogue social. Le syndicat demande ainsi au gouvernement d’ouvrir « un dialogue direct et sincère » avec les quatre organisations syndicales représentant les médecins, dans l’objectif de restaurer un climat de confiance et de parvenir à une solution durable à la crise sociale qui secoue le secteur de la santé.

Par ailleurs, le SYMECO a appelé les médecins des services publics de l’État à demeurer mobilisés, vigilants et disciplinés dans l’observation de la grève, tout en respectant les lois de la République. Le syndicat a également sollicité le soutien de la population, estimant que les revendications portées par les médecins concernent la défense de leurs intérêts « légitimes et légaux ».

La poursuite de ce mouvement social, lancé depuis le 3 juillet, continue de peser sur le fonctionnement des structures sanitaires publiques du pays, alors que les médecins attendent des engagements concrets du gouvernement pour mettre un terme à la crise.

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