Près de quatre mois après son lancement, l’opération des FARDC visant à neutraliser et rapatrier les rebelles rwandais des FDLR reste au point mort. Cette opération, lancée le 30 mars à Kisangani, devait concrétiser l’un des principaux engagements sécuritaires de l’accord de Washington, mais aucun bilan officiel ne fait état d’avancées significatives.
Près de quatre mois après son lancement, aucun bilan officiel ne fait état d'avancées significatives de cette opération lancée le 30 mars dernier à Kisangani, et qui se heurte toujours à plusieurs obstacles.
Lors de son lancement, les FARDC avaient annoncé vouloir obtenir la reddition, volontaire ou forcée, des combattants des FDLR en vue de leur rapatriement vers le Rwanda. Mais sur le terrain, les difficultés demeurent. Les principaux bastions attribués aux FDLR se situeraient au Nord-Kivu, dans des zones contrôlées par l'AFC/M23, ce qui empêche, à ce stade, le déploiement des FARDC.
Autre défi : le rapatriement des combattants volontaires, qui nécessite une étroite coordination entre la RDC, le Rwanda et les partenaires internationaux, dans un contexte de méfiance persistante entre les deux pays. La neutralisation des FDLR figure pourtant parmi les engagements sécuritaires de l'accord de Washington. Kigali continue d'en faire une condition à la levée de ses mesures de défense, notamment le retrait de ses troupes.
Pour plusieurs sources sécuritaires, toute la difficulté est là : comment désarmer les FDLR dans des zones qui échappent au contrôle des FARDC ? Selon ces sources, seule une volonté politique partagée entre Kinshasa et Kigali permettra de débloquer ce dossier, qui reste l'un des principaux points de friction dans l'application de l'accord de Washington.








