Revue de presse du lundi 27 juillet 2026
Ce lundi matin, l'actualité nationale est principalement consacrée à deux enjeux majeurs : la menace sanitaire liée à l'épidémie d'Ebola et les tractations autour du dialogue national inclusif.
Dans le secteur de la santé, les médias tirent la sonnette d'alarme face à la gravité de la situation dans l'Est du pays.
Eco News revient sur le périple de la Première ministre Judith Suminwa, effectué jeudi et vendredi derniers en Ituri et dans la Tshopo, deux provinces touchées par l’épidémie d’Ebola. Le journal dresse un constat très préoccupant et s’interroge : « Et si Kinshasa était déjà dépassé par Ebola ? »
Ce tabloïd affirme qu’après son périple dans l’Est, « Suminwa découvre le désastre ».
Il souligne la gravité de cette dix-septième épidémie et redoute un basculement vers une crise sanitaire majeure si la riposte n’est pas intensifiée.
Pour sa part, Actualité.cd s'inquiète du bilan épidémiologique et rappelle la pression constante exercée sur le système de santé local, ainsi que la nécessité d'une réponse rapide sur le terrain.
Sur le plan de la riposte vaccinale et logistique, 7sur7.cd apporte une note d'espoir en indiquant qu’un vaccin pourrait être disponible dans un délai de deux à quatre mois, sur la base des engagements du gouvernement à la suite de la mission de terrain de la Première ministre Judith Suminwa.
L’Agence congolaise de presse (ACP), quant à elle, insiste sur les défis opérationnels : « Ebola à Nia-Nia : des moyens sollicités pour faire fonctionner le laboratoire », appelant à un appui d’urgence pour le dépistage local.
Initiative de dialogue national inclusif
Infos 27 revient en détail sur les déclarations faites le 17 juillet 2026 par le cardinal Fridolin Ambongo à la suite de l’audience accordée par le président Félix Tshisekedi aux chefs religieux. Selon l’analyse du quotidien, « l’aveu du cardinal Ambongo entraîne la neutralisation ou la "détriangulation" d’un tiers (le Rwanda et ses supplétifs de l’AFC-M23) ».
De son côté, dans sa tribune intitulée « Dialogue national : entre pressions politiques et reprise en main, le pari de Tshisekedi », Le Potentiel analyse le revirement politique du président Félix Tshisekedi, qui a finalement accepté l’organisation d’un dialogue national inclusif après plusieurs mois de réserve face aux appels de l’opposition et des confessions religieuses (CENCO-ECC).
Le quotidien explique que ce changement de cap a été dicté par la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est, les querelles institutionnelles, le marasme économique et les pressions diplomatiques. Toutefois, il souligne qu’il ne s’agit pas d’un aveu de faiblesse : en prenant lui-même l’initiative de l’annonce et en prévoyant de fixer le cadre par ordonnance présidentielle, le chef de l’État cherche à reprendre la main sur le calendrier et les règles du jeu.
Dans la même dynamique, Congo Nouveau interroge l’efficacité et le format des échanges à travers sa Une : « Que vaut un dialogue sans Kabila et l’AFC-M23 ? ». Le trihebdomadaire relaie l’analyse du politologue Bob Kabamba, qui met en garde contre le risque d’un « mono-dialogue » si les acteurs directement impliqués dans le conflit à l’Est ne sont pas associés aux discussions.
Le Phare, quant à lui, met en garde contre les manœuvres de positionnement individuel et pointe les divergences entre les acteurs politiques et religieux quant à la portée réelle des réformes et au consensus recherché.







