
La coordination provinciale de la Société civile Forces vives de l’Ituri appelle les autorités à veiller à l’application stricte de la décision du gouverneur militaire portant suppression des barrières illégalement érigées par certains agents de l’ordre dans la province.
Lors d’une interview accordée mercredi 29 juillet 2026 à Radio Okapi, son coordonnateur, Dieudonné Lossa, a dénoncé la persistance de pratiques illégales malgré la mesure officielle :
« La suppression des barrières illégales est l’une des principales préoccupations de la population de l’Ituri. Il nous est rapporté que, dans certains endroits, des militaires continuent à percevoir de l’argent auprès des habitants. Nous souhaitons que cette décision produise rapidement des résultats concrets ».
Selon lui, ces barrières alimentent les tracasseries et contribuent à l’insécurité dans la province. La société civile demande donc aux autorités provinciales de prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir l’application effective de la mesure.
Dans une note officielle, partagée sur les réseaux sociaux depuis samedi 25 juillet 2026, le gouverneur militaire de l’Ituri a ordonné la fin des tracasseries et des rackets sur les routes de la province. Il instruit les autorités militaires, policières et administratives de démanteler toutes les barrières illégales érigées sur les principaux axes routiers.
Malgré les annonces des autorités, ont constaté des reporters de Radio Okapi le 27 juillet, les tracasseries militaires persistent notamment sur l’axe Bunia-Bogoro.








