
Les activités socio-économiques ont été fortement ralenties mercredi 12 août en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, à la suite d’une journée de deuil décrétée par des structures de la société civile. Cette mobilisation visait à dénoncer la persistance des attaques attribuées aux ADF et les pertes en vies humaines enregistrées dans plusieurs localités du territoire.
Des témoins rapportent que dans le chef-lieu du territoire, plusieurs activités ont fonctionné au ralenti. Des boutiques, des parkings et des stations-service ont notamment réduit leurs activités en signe de soutien à cette journée de deuil.
Selon les organisateurs, cette action citoyenne vise à exprimer le mécontentement de la population face à la répétition des attaques et aux pertes humaines et matérielles enregistrées dans différentes zones de Mambasa.
« Lorsque la population perd ses biens, ses capitaux et des membres de ses familles, sans assistance du gouvernement, nous pensons que nous sommes délaissés », déplore Marie-Noelle Anotane, membre de la société civile.
Elle annonce que les organisations citoyennes comptent rencontrer les autorités locales pour leur remettre un mémorandum reprenant les principales revendications de la population.
La société civile réclame davantage de sécurité
Au-delà de cette journée de deuil, les acteurs de la société civile prévoient d’autres actions citoyennes. Ils demandent notamment un renforcement du dispositif sécuritaire afin de mieux protéger les populations exposées aux attaques.
Ils réclament également des mesures à l’encontre des autorités locales qu’ils jugent inefficaces dans la gestion de la situation sécuritaire.
Contactées pour réagir à ces accusations et aux revendications de la société civile, les autorités territoriales n’ont pas répondu à nos sollicitations jusqu’au moment de la publication de cet article.








