Kindu : exploitation des enfants à des fins commerciales par les parents pendant les vacances

À l’approche de la rentrée scolaire au Maniema, de nombreuses familles s’activent pour réunir les moyens nécessaires à l’achat des fournitures scolaires. Cependant, une utilisation abusive de nombreux enfants dans le petit commerce est observée dans la ville de Kindu.

Plusieurs d’entre eux sillonnent quotidiennement les rues à la recherche de clients pour écouler diverses marchandises, a constaté Radio Okapi jeudi 14 aout 2026. Une situation que dénoncent les organisations de défense des droits de l’enfant.

Des enfants mobilisés dans le petit commerce

Chaque jour, le constat est presque le même sur les principales artères de la ville. De jeunes enfants, filles et garçons, circulent avec des bassins de marchandises sur la tête. Bananes, beignets, arachides et autres produits sont proposés aux passants.

« Si je fais ce commerce, c’est parce que mes parents n’ont pas les moyens de m’acheter les fournitures scolaires. C’est pour cela que je sillonne la ville avec mes marchandises afin de trouver l’argent nécessaire pour acheter mes fournitures scolaires », témoigne un enfant rencontré sur place.

Une stratégie pour augmenter les revenus du ménage

Pour certains parents, la participation des enfants à cette activité commerciale permet de vendre davantage et d’augmenter les revenus familiaux.

« Si je fais ce commerce avec mes enfants, c’est pour me faciliter la tâche. Si j’envoie l’un à l’est et l’autre à l’ouest, le soir nous nous retrouvons avec une enveloppe plus consistante. Cela va m’aider à préparer leur rentrée des classes », explique Madame Jeanne.

Les défenseurs des droits de l’enfant tirent la sonnette d’alarme

Cette pratique est cependant dénoncée par les organisations de défense des droits de l’enfant. Leurs responsables appellent les parents à y renoncer, rappelant que l’exploitation commerciale des enfants est interdite et punie par la loi.

Selon eux, il incombe aux parents de subvenir aux besoins de leurs enfants et non à ces derniers d’assumer la responsabilité financière de leur scolarité. Ils plaident ainsi pour une meilleure protection des enfants, particulièrement en cette période de vacances marquée par les préparatifs de la rentrée scolaire.

 

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