
Les agents et travailleurs de la Société minière de Bakwanga (MIBA) ont organisé, vendredi 14 aout 2026, un sit-in devant la barrière du polygone minier pour exiger le paiement de huit mois d’arriérés de salaire. Une action similaire avait déjà été menée mardi dernier, paralysant l’accès aux bureaux de la direction de l’entreprise.
La semaine a ainsi été marquée par deux mouvements de protestation des agents et travailleurs de la MIBA. Ce vendredi, des pneus ont été brûlés à l’entrée du polygone minier, au niveau de la porte de Buzala, afin d’empêcher tout accès au site.
Situé au sud de Mbuji-Mayi, le polygone minier constitue le cœur opérationnel de la MIBA. Il s’étend sur plus de 45 kilomètres carrés et abrite près de 66 millions de carats de réserves stratégiques certifiées. Ce périmètre comprend plusieurs gisements diamantifères, dont 13 à 14 massifs de kimberlite ayant fait l’objet de sondages géologiques, il y a environ quatre ans par la société Geostat.
Mardi dernier, un autre sit-in avait déjà paralysé la direction générale de la MIBA ; les cadres ayant été empêchés d’accéder à leurs bureaux.
Les manifestants réclament le paiement de huit mois d’arriérés de salaire couvrant la période de janvier à août 2026. Ils exigent également la relance effective de l’entreprise, confrontée à des difficultés persistantes.
Les travailleurs évoquent par ailleurs plus de 200 mois d’arriérés accumulés au cours des années précédentes. Ils demandent enfin des éclaircissements sur les 50 millions de dollars annoncés par le chef de l’État pour la relance de la MIBA.








