
Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a lancé mardi 15 septembre à Kinshasa la formation de la première cohorte de 50 agents d’enregistrement du RDC-PASS. C’ est un dispositif d’identité numérique et d’authentification mis en place en RDC pour permettre aux citoyens, une fois identifiés, d’accéder plus facilement et de manière sécurisée aux services publics numériques.
Concrètement, il sert de « passerelle numérique » entre le citoyen et les services de l’État. À l’horizon 2030, chaque citoyen congolais devrait disposer d’un identifiant numérique, selon Augustin Kibassa .
Cette étape marque le passage du projet à sa phase opérationnelle, dans le cadre de la digitalisation progressive des services publics en RDC.
Ces agents sont appelés à renforcer les capacités nécessaires à l’enregistrement et à la gestion de l’identifiant numérique. Leur formation porte notamment sur les procédures d’enregistrement, la protection des données personnelles, la traçabilité des opérations ainsi que les exigences éthiques et sécuritaires du dispositif.
Un identifiant qui ne remplace pas la carte d’identité
Lors de la cérémonie, Augustin Kibassa Maliba a rappelé que le RDC-PASS n’est pas une carte nationale d’identité et ne se substitue pas aux institutions chargées de l’identification de la population, de l’état civil ou de la délivrance des titres d’identité.
« Il constitue une couche d’accès et d’authentification numérique, destinée à permettre à un citoyen dûment identifié d’accéder de manière simple et sécurisée aux services numériques qui lui sont destinés », a précisé le ministre.
Le dispositif est présenté comme une infrastructure permettant progressivement aux citoyens d’accéder à différents services publics numériques à partir d’un identifiant unique. Le gouvernement prévoit son intégration à une architecture numérique comprenant notamment les registres de référence, les mécanismes d’interopérabilité et les plateformes sectorielles des services publics.
Le lancement de cette formation intervient trois mois après le lancement officiel du RDC-PASS, le 13 juin 2026. Le premier groupe doit contribuer à préparer le déploiement opérationnel du dispositif, notamment à travers une phase pilote à Kinshasa.
Pour Gradi Malobo, directeur général de Tridentity RDC, cette formation doit permettre de passer à la mise en œuvre concrète du projet. « L’heure n’est plus aux paroles, mais aux actes », a-t-il déclaré.
Le projet prévoit à terme la mise en place d’un identifiant numérique destiné à faciliter l’accès aux services publics et à simplifier certaines démarches administratives. Selon Augustin Kibassa Maliba, sa mise en œuvre doit notamment tenir compte de la sécurité, de l’interopérabilité, de la protection des données, de l’inclusion et de la traçabilité.







