Le MDVC exige un contrôle parlementaire rigoureux sur 14 préoccupations socio-économiques et sécuritaires

L'opposition extraparlementaire accentue la pression sur la représentation nationale en ce début de session ordinaire. Dans une note d'interpellation rendue publique ce mercredi à Kinshasa, le Mouvement d’élites pour la Démocratie et le Vrai Changement (MDVC) invite l'Assemblée nationale et le Sénat à exercer un contrôle sans complaisance sur l'action gouvernementale.

Ce, à travers quatorze dossiers prioritaires, incluant les dépenses militaires, la paie des fonctionnaires et la dégradation du pouvoir d'achat. Cette formation politique qualifie l'exercice de la redevabilité parlementaire de levier indispensable pour assainir la gouvernance publique et répondre aux attentes de la population.

Audit des dépenses de guerre et réclamations salariales

Sur le plan sécuritaire et diplomatique, le MDVC réclame une évaluation précise des investissements financiers engagés dans l'effort de guerre dans l'Est du pays au regard des résultats opérationnels observés sur le terrain.

Le parti préconise l'usage de la diplomatie parlementaire pour obtenir la réouverture des établissements d'enseignement supérieur dont les activités académiques restent suspendues à Goma et Bukavu.

Il demande également des éclaircissements sur l'état des relations bilatérales entre la RDC et l'Ouganda concernant le contrôle de la cité frontalière de Bunagana et les connexions présumées avec l'alliance AFC/M23.

En matière de fonction publique et d'engagements financiers, l'interpellation met l'accent sur les arriérés et les barèmes salariaux des enseignants, professeurs, professionnels de santé, nouveaux magistrats et inspecteurs du travail.

La formation politique exige parallèlement un contrôle financier sur l'exécution du partenariat de 40 millions de dollars signé avec des clubs de football européens ainsi que sur la livraison effective des trois navires de pêche commandés en Égypte pour une valeur de 15 millions de dollars.

Services de base, libertés publiques et gouvernance budgétaire

L'initiative du MDVC aborde la dégradation du pouvoir d'achat à travers la hausse tarifaire et la mauvaise qualité des services d'accès à Internet, tout comme la précarité de la desserte en eau potable et en électricité.

Le parti dénonce la centralisation des investissements publics au profit de certaines provinces au détriment d'autres, le non-respect de la retenue à la source des 40 % des recettes à caractère national et le dysfonctionnement de la Caisse nationale de péréquation prévus par la Constitution.

Sur le plan socio-politique, l'opposition extraparlementaire demande des explications sur les arrestations jugées arbitraires d'acteurs politiques, le non-respect des procédures pénales et l'implication de structures politiques dans l'encadrement des rassemblements aux côtés de la police.

Enfin, la note alerte sur l'exécution de dépenses publiques en dehors des crédits budgétaires votés et sur la détérioration des conditions de vie des déplacés congolais vivant dans les camps de réfugiés.
 

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