Infos 27 : « Miguel : son vélo s'arrête, pas son combat »

Miguel Masaïsaï : la presse congolaise revient sur le périple inachevé du cycliste pour la paix

La disparition tragique de Miguel Masaïsaï occupe une place importante dans la presse congolaise ce lundi. Le jeune cycliste de 23 ans, originaire de Goma, est décédé vendredi 18 septembre dans un accident de la circulation au Congo-Brazzaville, alors qu’il poursuivait son périple africain dans le cadre de son initiative « Pedals for Peace ». Plusieurs médias reviennent sur son parcours, son message en faveur de la paix et les hommages suscités par sa disparition.

À la Une de son éditorial, Infos 27 titre : « Miguel : son vélo s'arrête, pas son combat ». 

Le journal rappelle que le jeune cycliste avait quitté Goma le 1er mai dernier avec l’ambition d’atteindre Rabat, au Maroc, pour porter un message de paix.

La Prospérité, de son côté, consacre une tribune à celui qu’elle présente comme le « Messager de la Paix ». Le quotidien revient sur son engagement et estime que son initiative dépassait le cadre sportif. Dans sa lecture de l’événement, le journal présente Miguel Masaïsaï comme un symbole de paix et appelle la jeunesse congolaise à poursuivre son combat.

De Goma à Ouesso, un périple interrompu

Actualite.cd retrace plus précisément le parcours du jeune cycliste. Parti de Goma le 1er mai, Miguel Masaïsaï ambitionnait de parcourir près de 14 000 kilomètres à travers plusieurs pays africains jusqu’à Rabat.

Le média rappelle qu’il avait atteint Kinshasa le 5 août, après 67 jours de route et plus de 6 500 kilomètres parcourus. Son itinéraire en RDC l’avait notamment conduit à travers les Kasaï et le Bandundu.

Après son départ de Kinshasa, le 6 septembre, il avait poursuivi son parcours au Congo-Brazzaville, avec des passages notamment par Brazzaville, Gamboma et Oyo. Son voyage devait ensuite se poursuivre vers le nord du pays, le Cameroun puis le Maroc.

L’ACP voit dans son initiative un héritage pour la jeunesse

L’Agence congolaise de presse (ACP) consacre son article à ce qu’elle considère comme le « testament de Miguel Masaïsaï laissé à la jeunesse de la RDC ».

L’agence insiste sur le choix du vélo comme moyen de porter un message de paix et établit un parallèle entre cette démarche non violente et le combat de Martin Luther King pour les droits civiques aux États-Unis. L’ACP considère ainsi que l’initiative « Pedals for Peace », interrompue par la mort du cycliste, constitue un héritage que la jeunesse congolaise pourrait reprendre.

7sur7.cd s’intéresse, lui, à la réaction du ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le membre du gouvernement a salué l’engagement du jeune cycliste en faveur de la paix et de l’unité dans la région des Grands Lacs.

« À travers “Pedals for Peace”, il pédalait avec courage pour porter l’espoir et la paix à nos frères et sœurs de l’Est de la RDC », a notamment écrit le ministre, qui a présenté ses condoléances à la famille et aux proches du défunt ainsi qu’à la communauté sportive nationale.

Le Potentiel, sous le titre « Sport : Miguel Masaïsaï, le cycliste de « Pedals for Peace », meurt dans un accident au Congo-Brazzaville », revient également sur les différentes étapes de son aventure.

Le journal rappelle son passage par Kinshasa après la traversée de la RDC et son départ pour le Congo-Brazzaville. Il souligne également que son initiative visait notamment à porter un message en faveur de la paix dans l’Est du pays.

Le quotidien rapporte par ailleurs que Miguel Masaïsaï souhaitait sensibiliser la communauté internationale à la situation de Goma. Sur ce point, Le Potentiel mentionne les accusations de Kinshasa concernant le soutien du Rwanda à l’AFC/M23, tout en précisant que Kigali les dément.

Le journal rappelle enfin que cette aventure n’était pas sa première longue traversée à vélo : en 2025, Miguel Masaïsaï avait déjà relié Goma à Cape Town, en Afrique du Sud.

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