
Plusieurs marchés publics de Goma, dans le Nord-Kivu, ne disposent pas suffisamment de latrines ni de dispositifs de lavage des mains, selon des associations locales engagées dans la protection de l’environnement. Elles estiment que ces insuffisances compliquent les efforts de prévention contre la maladie à virus Ebola.
Le constat a été fait samedi 26 septembre, à l’occasion de la Journée mondiale du nettoyage, célébrée le 19 septembre dernier. Des organisations environnementales ont mené une opération d’assainissement au marché public Ki30, situé dans le quartier Majengo.
Dès les premières heures de la matinée, les membres de ces associations ont nettoyé différents espaces du marché. Des déchets plastiques, emballages et autres détritus ont été ramassés.
L’activité a également servi de cadre à une sensibilisation des commerçants sur les mesures barrières et les moyens de prévention contre la maladie à virus Ebola.
Sur place, des commerçants ont fait état de difficultés liées notamment au manque de latrines et de dispositifs de lavage des mains.
Rachel Mululu, présidente de l’Association Fudei, sollicite l’appui des autorités et des organisations humanitaires pour renforcer les équipements sanitaires dans les marchés.
« Dans le marché public, beaucoup de places n’ont pas de lave-mains. Il faut voir comment appuyer ces marchés. »
Appel à l’implication de plusieurs acteurs
Le consortium d’organisations environnementales demande notamment la construction de latrines et l’installation de dispositifs de lavage des mains dans les différents marchés publics de Goma.
Pour ces organisations, la gestion de l’environnement ne relève pas uniquement des associations spécialisées. Elle nécessite également l’implication des autorités locales, des communautés et des autres acteurs de la société.
Les commerçants ont, pour leur part, été appelés à contribuer à la propreté des marchés, notamment en évitant de jeter les déchets dans les espaces publics.








