Les agents et fonctionnaires du territoire de Kahemba, dans la province du Kwango, ont entamé une grève sèche, depuis mercredi 14 octobre, pour réclamer le paiement de cinq mois d’arriérés de salaires ainsi que la régularisation de plusieurs autres revendications liées au fonctionnement des services publics.
Le lancement de la grève sèche de trois jours a été annoncé à l’issue d’une assemblée générale tenue mardi 13 octobre par la synergie syndicale locale.
Le mouvement de protestation concerne les salaires impayés des mois de mai, juin, juillet, août et septembre 2026. Les grévistes dénoncent également le non-paiement des frais de fonctionnement destinés aux bureaux gestionnaires des écoles et aux établissements d’enseignement primaire, qui accusent eux aussi cinq mois d’impayés.
Au nom de l’intersyndicale, Ramazani Wangwamba a appelé les autorités compétentes à agir rapidement afin d'éviter une paralysie prolongée des services publics dans le territoire.
« Nous exigeons sans délai le paiement immédiat et intégral des cinq mois d’arriérés de salaires de tous les agents et fonctionnaires du territoire de Kahemba dans les 48 heures ouvrables, ainsi que le paiement immédiat des frais de fonctionnement des écoles primaires et des bureaux gestionnaires de Kahemba », a déclaré ce syndicaliste.
Les grévistes demandent également des solutions aux difficultés rencontrées par les agents pour accéder à leurs rémunérations via le système bancaire.
« Nous réclamons l’octroi de cartes bancaires valides aux anciens et nouveaux clients, la publication par Equity BCDC du calendrier de paie, du taux d’intérêt produit par nos salaires retenus ainsi que des raisons officielles de ces blocages répétés. Nous demandons aussi l’implication personnelle de l’administrateur du territoire de Kahemba, du PROVED Kwango 2 et du gouverneur de la province du Kwango », a ajouté Ramazani Wangwamba.
Cette situation suscite des inquiétudes quant au fonctionnement normal des services publics et à la gestion administrative des établissements scolaires de la région. Les grévistes affirment attendre des réponses concrètes de la part des autorités avant d’envisager une reprise des activités.








