Goma : deux administrations parallèles paralysent le travail à la SNCC

Deux responsables à la tête de la Société nationale des chemins de fer, SNCC-Goma. D’un côté, un superviseur nommé à l’époque de la rébellion du RCD (Ndlr : Rassemblement congolais pour la Démocratie d’Azarias Ruberwa), de l’autre un chef de port désigné par le district de l’Est à Bukavu. Curieusement, les deux hommes ont établi deux administrations parallèles. Ce qui paralyse le travail au sein de l’entreprise, constate radiookapi.net

Les agents de la SNCC-Goma sont affectés par cette crise. Ils déclarent qu’il existe désormais deux administrations parallèles au sein de leur entreprise. L’une dirigée par Mushonda Siméon, laissé par la rébellion du RCD, et l’autre supervisée par Dunia Shindano, chef de port de la SNCC-Goma. Selon les agents, le climat du travail continue à se détériorer au jour le jour. M. Kaseya, délégué syndical national adjoint de la SNCC, explique ce conflit de compétence : « Mais, on ne peut pas continuer à travailler comme ça. Parce que pour travailler, il faut qu’il y ait du social. Moi, je suis un délégué syndical, je ne sais pas à qui je dois aller revendiquer et à qui je ne peux pas m’adresser. Quand il y a des zizanies pareilles, il y a des gens qui en profitent. Il y a ceux qui sont pour Dunia et d’autres pour Mushonda. Et la confusion vient de Bukavu. C’est Bukavu qui doit maintenant trancher cela. »

En fait, cette crise perdure depuis le 28 mars dernier. Dans une correspondance adressée à Dunia Shindano à la même date, le directeur de district de Bukavu, Matabaro Lutwambungu, responsabilise Dunia comme « le seul répondant de l’exploitation du port de Goma auprès de la hiérarchie ». Des fonctions que ce dernier n’avait plus exercées depuis l’époque de la rébellion.

Mushonda Siméon devrait en principe céder son fauteuil selon cette lettre. Mais il refuse en déclarant que M. Dunia doit accomplir des tâches spécifiques, et non pas toutes les activités du port.

Contacté, M. Matabaro soutient qu’il n’y a aucun problème au port de Goma; chacun de deux a été instruit sur ce qu’il doit faire.