Rentrée scolaire 2025–2026 : entre espoir et incertitudes à Goma


Ce lundi 1er septembre marque le début de l’année scolaire 2025–2026 sur toute l’étendue du territoire national. À Goma, dans la province du Nord-Kivu, des milliers d’élèves s’apprêtent à reprendre le chemin de l’école après plusieurs semaines de vacances. Une rentrée scolaire teintée d’enthousiasme, mais aussi de préoccupations profondes, liées à la conjoncture économique et au contexte sécuritaire tendu dans la région.

Dans plusieurs familles de Goma, l’excitation est palpable chez les plus jeunes.

« Je suis content de retrouver mes amis et mes professeurs. Cette année, je veux mieux travailler que l’année passée », confie un élève enthousiaste.

« Je suis prête et enthousiaste de me faire de nouvelles amies », ajoute une autre.

Mais pour d’autres, l’enthousiasme se mêle à l’inquiétude :

« Les fournitures sont chères, et mes parents n’ont pas encore tout acheté. Ça me stresse un peu », raconte une petite fille.

Et une autre de renchérir:

« Je n’ai pas vraiment envie de retourner à l’école. Je crains un peu pour ma sécurité ».  

Dans certains quartiers, la crise sécuritaire persistante et les difficultés économiques pèsent lourd sur le moral des familles.

« On est un peu effrayé par la situation. On ne sait pas si nous allons pouvoir bien commencer et bien terminer l’année avec la situation sécuritaire », témoigne un élève.

Les parents ne cachent pas leur désarroi face à la flambée des prix des fournitures scolaires.

« Cette rentrée est difficile. Le prix des cahiers et des uniformes a doublé, mais on fait des sacrifices pour que nos enfants étudient », explique un père de famille.

La fermeture prolongée des banques à Goma depuis janvier 2025 a aggravé la situation, privant de nombreuses familles de l’accès à leurs économies. Les marchés sont désertés, les commerçants peinent à écouler leurs articles, et l’inscription scolaire devient un défi pour les ménages les plus vulnérables.

Malgré les obstacles, les élèves gardent l’espoir d’une année réussie. Certains interpellent directement les autorités :

« Tout ce qu’on demande au Gouvernement, c’est de pouvoir nous garantir que nous allons commencer cette année et la terminer en sécurité ».
 

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