Marchés, boutiques et magasins sont restés fermés ce vendredi au chef lieu du district de Sankuru. Les opérateurs économiques de ce territoire protestent contre le paiement d’une nouvelle taxe dite de nomination commerciale, rapporte radiookapi.net
Cette taxe, instituée par la Dgrad/Lodja dans une note circulaire, est fixée à 200 francs fiscaux. Ce qui équivaut à 200 $USD. Les opérateurs économiques de Lodja ont mal accueilli cette nouvelle imposition fiscale. Le président de la Fec/Lodja justifie la position de ses confrères : « L’arrêté n’a jamais été vulgarisé et les opérateurs économiques n’ont pas été suffisamment informés ».
La Dgrad/Lodja se dit surprise de cette réaction. Selon un des responsables locaux de cette régie financière, les hommes d’affaires de la place ont bel et bien été sensibilisés à cet effet et d’autres auraient même déjà commencé à payer cette taxe. Son imposition, a souligné la même source, se fonde sur un arrêté interministériel des ministère des Finances, et de l’Industrie, petites, moyennes entreprises et artisanat de 2004.
Par ailleurs, le même responsable de la Dgrad/Lodja rappelle qu’un compromis avait été trouvé à l’époque entre sa régie financière et les délégués du patronat de ce territoire. Les deux parties, toujours selon la même source, étaient tombées d’accord sur le paiement d’un premier acompte de l’ordre de 30 $USD.
Jusqu’au début de cet après-midi, les commerces de Lodja étaient toujours vides. Une réunion du conseil de sécurité a dû être convoquée par l’administrateur du territoire. Toutes les parties concernées y ont pris part en vue de trouver une issue favorable à cette crise.




