Le ministre de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement l’a affirmé au cours de l’émission Dialogue entre Congolais de Radio Okapi d’hier mardi. Il réagissait ainsi au dernier rapport de Global Witness publié ce même mardi. Rapport qui fait état de la militarisation des zones minières du Nord et du Sud-Kivu. De son côté, le ministre rwandais des Mines soutient que le rapport de l’ONG britannique est partiel et que son pays ne souhaite que le rétablissement de la paix dans la région, rapporte radiookapi.net
D’après le ministre Lambert Mende Omalanga, ce rapport vient enfoncer une porte ouverte, ce que le gouvernement de la République démocratique du Congo ne cesse de répéter depuis des années , bien avant même les dernières élections : la RDC est victime d’une guerre économique. Le ministre rappelle que son collègue des Affaires étrangères Alexis Tambwe Mwamba en a fait une note qu’il a adressée aux diplomates, peu avant l’opération Umoja Wetu (Ndlr : opération militaire conjointe RDC-Rwanda menée en février 2009 contre les FDLR au Nord Kivu, en République démocratique du Congo). « Nous sommes victimes de nos richesses, le président l’a dit, ce sont des gens qui veulent piller nos richesses, en complicité ave certains de nos compatriotes, qui peuvent même être dans des institutions, dans nos structures… », dénonce-t-il.
Réaction rwandaise
Le Rwanda, pays voisin de la RDC est lui aussi, cité dans ce rapport de Global Witness, comme l’un des territoires par lesquels transitent ces minerais de sang. Le ministre rwandais des Mines Vincent Karega soutient que ce rapport de Global Witness est partiel, et que le Rwanda n’a qu’un souhait, celui de voir la paix revenir dans la région : « L’analyse de Global Witness est une analyse à moitié faite. C’est une façon d’échapper à la réalité que la communauté internationale devait aider le Congo et le Rwanda à démanteler ces forces-là, mais plutôt elle se concentre sur un volet seulement, le volet financement »
Pour l’homme d’Etat rwandais, le problème crucial, c’est de répondre à la question fondamentale de désarmer et d’affaiblir ces forces négatives. Il ajoute que le Rwanda n’aurait aucun intérêt à financer ces forces négatives qui menacent le Rwanda plus que quiconque dans l’avenir. A la question de savoir si, en acceptant que ces minerais là transitent par son sol, le Rwanda n’entretient pas le conflit à l’Est de la RDC, Vincent Karega répond : « Je ne sais pas pourquoi ils veulent que tout le monde dans la région soit coupable. Nous, en tant que pays, nous n’avons jamais appuyé ou soutenu l’existence de ces forces-là. Nous avons toujours recommandé à la communauté internationale de les désarmer et de les anéantir.»







