Luberizi : des Mai-Mai attaquent le camp d’intégration, 3 morts dont 2 assaillants

Camp de Luberizi

Camp de Luberizi

Un groupe d’ex-Mai-Mai a attaqué, dans la nuit de mardi à mercredi, le camp militaire d’intégration de Luberizi, dans la plaine de Ruzizi, au Sud-Kivu. Selon le porte-parole des opérations Kimia II, le capitaine Olivier Hamuli, cette attaque meurtrière aurait été conduite par un sous-lieutenant FARDC, déserteur, rapporte radiookapi.net

Le bilan de l’opération fait état de 3 morts, deux assaillants dont le sous-lieutenant FARDC déserteur, et un élément dans les rangs des forces loyalistes. Selon la même source, les assaillants ont réussi à emporter vingt tenues militaires, quatre caissettes de munitions et une arme AK 47. L’attaque a eu lieu à minuit, heure locale, et a été reproussée une heure plus tard. Une embuscade a ensuite été tendue à ce groupe Mai-Mai pour l’empêcher de regagner son retranchement, a ajouté le capitaine Hamuli.

Plus tard, l’attaque a été revendiquée par un certain Idi Amin, qui s’est déclaré responsable d’un mouvement politico-militaire dénommé Union du peuple congolais pour la révolution (UPCR). Idi Amin a reconnu avoir perdu deux hommes au cours de cette attaque. Son objectif, atteint, selon lui, était de récupérer du matériel militaire et quelques uns de ses éléments qui se trouvaient au camp pour leur intégration dans les FARDC. Selon le même Idi Amin, l’UPCR regrouperait plusieurs mouvements Mai-Mai qui contesteraient les résultats des opérations Kimia II. Et ce groupe dont le quartier général se trouverait dans les hauts plateaux de Mulenge dit reprendre le flambeau de la lutte contre les éléments étrangers sur le territoire congolais. Il a également revendiqué l’attaque dans la forêt d’Itombwe contre le groupe FRF.

L’attaque contre le camp de Luberizi est la première d’un camp d’intégration, depuis le lancement des opérations Kimia II. Le camp de Luberizi est situé le long de la route principale reliant Bukavu à Uvira.

Aux dernières nouvelles, sur le chemin du retour, les assaillants ont pillé 12 maisons et boutiques d’un village, et pris de force des civils comme porteurs de leur butin. L’information est livrée par le chef d’un groupement de la contrée. Les assaillants s’exprimaient en kinyarwanda et en swahili, signale la même source. Par ailleurs, d’autres sources locales font état des coups de feu à la mitraillette et à l’arme lourde qui étaient encore entendus mercerdi matin à Kahungwe, dans les hauteurs de Sange où les agreseurs seraient traqués par les FARDC.