Lubero : les humanitaires suspendent leurs activités pour insécurité

Les agences des Nations unies et des Organismes internationaux humanitaires suspendent temporairement leurs activités dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu. C’est à la suite de l’agressivité manifeste des populations contre les humanitaires depuis fin octobre. La décision a été communiquée dans le rapport hebdomadaire publié depuis quatre jours par Le Bureau de coordination des Agences des Nations unie, Ocha. Malgré les aides humanitaires, la population veut en finir avec les exactions des hommes armés sur les civils et veulent obtenir des décideurs plus de protection, rapporte radiookapi.net.

Tout est parti d’une marche dite pacifique organisée le 31 octobre dernier. Démarche qui a dégénéré, causant des dommages sur des véhicules des humanitaires. La population était descendue dans les rues pour protester contre l’insécurité grandissante dans leur milieu. Depuis cette date, la tension perdure. Les humanitaires sont devenus la cible de la population locale. Pour le chargé de l’information publique adjoint de l’organisation onusienne Ocha en RDC, les motivations liées à la situation politique et militaire sont à la base des menaces contre les humanitaires. Elle ajoute que que des pierres ont été jetées sur certains véhicules et installations des agences humanitaires. Il y a des négociations en cours pour pouvoir relancer travail humanitaire a-t-elle ajouté.
Le chef de cité de Lubero reconnaît la répercusion de la suspension des activités humanitaires sur la vie de la population locale. Il indique que beaucoup d’ONG contribuent au ravitaillement en eau potable, à la construction de latrines, des écoles et plusieurs autres interventions. rnEntre temps, dans la province sœurdu Sud Kivu, les Organisations non gouvernementales nationales et internationales et les agences humanitaires des Nations unies œuvrant en territoire de Fizi dans la partie Sud-sud de la province du Sud-Kivu ont commencé à regagner progressivement la cité de Baraka, une semaine après leur évacuation à Uvira.