Kinshasa vit à l’heure des embouteillages monstres


Les véhicules roulent essentiellement sur les troittoirs à Kinshasa à cause des bouchons

Le concept «heure de pointe» n’existe plus à Kinshasa. Des longues files des véhicules sont visibles de l’Est à l’Ouest de Kinshasa pendant des longues heures tout au long des journées. Et pour cause: les travaux de réhabilitation de certaines routes de la capitale de la RDC continuent. Plusieurs tronçons sont fermés, souvent sans prévenir. Les embouteillages monstres deviennent le lot quotidien des Kinois.

Pour espérer atteindre le centre ville de Kinshasa, il faut sortir de chez soi le matin à 6 heures. Ceux qui osent s’aventurer aux arrêts de bus à partir de 7 heures n’atteignent la ville que trois voire quatre heures plus tard.

Cette situation est constatée ces jours sur l’avenue colonel Mondjiba vers Kintambo Magasin ou vers le quartier GB. Elle est identique à l’Est et au centre de la ville, notamment dans les communes de Kalamu et Kasavubu vers le stade des martyrs.

A cet endroit, automobilistes et passagers vivent un vrai martyr.

En effet, le boulevard triomphal, qui passe devant le stade des martyrs, est fermé. Situation identique pour les avenues Assossa et Libération (ex-24 novembre). Ces routes constituent les axes principaux menant au centre ville de Kinshasa en partant de l’Est ou du centre de la ville.


Une vue de la ville de Kinshasa

Avec cette fermeture, les conducteurs sont donc obligés d’emprunter notamment l’avenue colonel Mondjiba ou OUA pour déboucher sur les quartiers de l’Ouest de la ville.

Actuellement, les avenues Kasavubu et Poids lourds restent les seules voies de sortie pour quitter le centre ville en direction de l’Est de la capitale.

Le mercredi 16 juin par exemple, il était difficile d’atteindre le centre-ville ou d’en sortir.

A coté des bouchons, l’impatience des conducteurs surtout ceux des véhicules de transport en commun, complique les choses. Ils vont jusqu’à former cinq bandes dans un sens, rendant ainsi la circulation plus difficile.

Face à cette difficulté de circuler aisément, les Kinois quittent le centre ville plus tôt que d’habitude. Une femme qui vit à la cité Maman Mobutu (extrême ouest de la ville) raconte:

En principe, je termine le travail à 17 heures 30. Mais ces derniers temps, je quitte la ville dès 14 heures 30. Avant-hier, j’ai quitté la ville à 16 heures pour arriver chez moi à 23 heures. Le lendemain, je n’ai pu venir au trvail.

Outre les passagers à l’intérieur de la capitale, cette situation pénalise également les voyageurs devant atteindre l’aéroport de Ndjili (situé à l’Est de Kinshasa, à 25 Kilomètres du centre ville).

Les embouteillages auraient pu être évités si les autorités avaient prévu des voies secondaires avant la fermeture des grandes artères, estiment les observateurs.

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