Kisangani: un hippopotame sème la terreur dans les chutes de Wagenia

Les pêcheurs ont déserté les chutes de Wagenia (archives)Les pêcheurs de Kisangani, en Province Orientale, ne s’approchent pas depuis une semaine des célèbres chutes de Wagenia. Un hippopotame y sème la terreur et gagne même la terre ferme pour détruire les produits agricoles. L’ONG locale “Initiative des jeunes pour le social et le développement”, lance un cri d’alarme pour une intervention urgente.

La pêche est donc paralysée dans les chutes Wagenia à cause des apparitions régulières de ce mammifère porcin dans cette partie du fleuve Congo.

L’animal s’attaque aux pêcheurs dans différents îlots de la commune de Kisangani. Pire, il gagne même la terre ferme et traverse des quartiers pour ravager les produits agricoles dans les champs.

L’ONG “lnitiative des jeunes pour le social et le développement” estime que cet hippopotame menace la quiétude sociale et empêche l’approvisionnement de la commune de Kisangani en produits de pêche.

Son secrétaire général, Grégoire Ngubu Isaula lance un cri de détresse:

«Le social est pour le moment menacé par la présence de cet hippopotame d’autant plus que les pêcheurs ont peur et ne savent pas descendre au fleuve pour nourrir leurs familles. Rappelez-vous, il y a près de deux décennies, un hippopotame avait croqué un pêcheur. Actuellement, nous n’avons même pas une réaction des autorités, même pas un simple message d’apaisement de la population. C’est ce qui nous inquiète.  Il ne faut pas toujours attendre qu’il y ait mort d’homme pour qu’il y ait des réactions. Nous ne disons pas que, à l’heure actuelle, il faut absolument qu’on puisse tuer cet animal. Mais il faudrait qu’on prenne des précautions pour que cet animal ne soit pas nocif.»

En réaction à ce SOS, le ministre provincial de l’environnement a dit attendre encore un rapport circonstancié des autorités de la ville afin d’envisager des mesures appropriées à la présence de cet hippopotame.

Soit que l’animal sera chassé par sommation, soit qu’il pourra être  carrément abattu s’il s’avère qu’il constitue un danger public, a souligné la même autorité provinciale.

Cette bête féroce, reconnaissable par la marque “Jonathan” qu’elle porte sur le dos, s’était déjà signalée il y a  plus d’un mois dans la rivière Tshopo en dévorant une ânesse au jardin zoologique de Kisangani, situé non loin de cette rivière, et en reversant plusieurs pirogues.

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