Nécessité de réinsérer les femmes victimes des violences sexuelles dans leurs milieux propres


Eviter des actions susceptibles de stigmatiser davantage les femmes victimes des violences sexuelles (archive).

C’est l’une des recommandations de la conférence internationale qui s’est tenue le vendredi à Goma, au Nord-Kivu, une conférence sur la réinsertion des femmes victimes des violences sexuelles. Les participants à ce forum, des femmes en majorité, étaient venus de la Suède, de la Bosnie-Herzégovine, du Rwanda, du Burundi et de la République Démocratique du Congo.

Donc, à l’issue de deux jours des travaux et d’échanges, les participants ont préconisé, notamment, la réinsertion de la femme victime de violence sexuelle dans sa propre communauté, et non en dehors de celle-ci.

Ils étaient une cinquantaine de personnes.

Ils se sont réjouis qu’il existe déjà en RD Congo une stratégie nationale de lutte contre les violences sexuelles à travers le programme Starec, exécuté dans l’Est du pays.

Toutefois, les participants ont également recommandé au gouvernement congolais d’impliquer la femme dans les actions à mener, et aux ONG intervenant dans le domaine des violences sexuelles d’éviter des actions de nature à stigmatiser davantage les victimes.

Annie Matundu, présidente de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté en RDC l’a souligné haut et fort:

«Nous avons dénoncé des victimes des violences sexuelles, de les mettre comme des animaux dans un zoo où les gens peuvent venir les voir, les visiter, en disant que ce sont ces femmes là qui ont été violées. C’est cela que nous déplorons, la stigmatisation. Elles doivent réintégrer dans leurs propres communautés. Il y a déjà le programme Starec qui existe déjà. Ils ont créé des comités, malheureusement, nous déplorons que les femmes ne se retrouvent pas.»

Cette conférence avait pour objectif de mettre en place des stratégies communes pour la réinsertion des victimes des violences sexuelles dans l’Est de la RDC, cela après une leçon tirée d’un échange d’expériences entre la Bosnie-Herzégovine, le Rwanda et la RDC.

La conférence a été organisée par une ONG suédoise, KVINNA TILL KVINNA (qui signifie «Femmes pour femmes»).

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