Procès JP Bemba: le 19e témoin du procureur devant la CPI ce mardi 3 mai


Jean-Pierre Bemba, lors d'une audience à la Haye

Le procès de Jean-Pierre Bemba doit reprendre, ce mardi 3 mai, à La Haye, avec l’audition d’un autre témoin présenté par le procureur Ocampo. C’est le 19e témoin à défiler devant les juges, et comme les précédents, son identité ainsi que les fonctions qu’il exerçait à l’époque des crimes dont est accusé l’ancien vice-président congolais, sont confidentiels.

Au cours de ce procès, ouvert depuis le 22 novembre 2010, le procureur devrait appeler, en tout, quarante témoins pour démontrer que Jean-Pierre Bemba est responsable des crimes commis par les hommes du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) qu’il avait envoyés en Centrafrique à la demande de l’ancien président, Ange-Félix Patassé.

La majorité des témoins, parmi lesquels de nombreuses victimes des viols et des exactions commis par les soldats de Jean-Pierre Bemba, comparaissent sous pseudonyme pour raison de sécurité.

Selon la Cour pénale internationale (CPI), ce serait la meilleure façon de les protéger d’éventuelles menaces.

Une première victime de viol avait  témoigné le 30 novembre 2010.

La défense de Jean-Pierre Bemba devrait présenter, à son tour, ses propres témoins; une fois que le procureur aura bouclé la présentation de toutes ses preuves.

Selon les avocats de l’accusé, Ange-Félix Patassé est le seul responsable, car il avait le contrôle sur les troupes placées sous ordre lorsqu’elles étaient en Centrafrique.

Le chef du Mouvement de libération du Congo est accusé de crimes de guerre, commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

A la suite d’une démarche du gouvernement centrafricain, la CPI avait lancé un mandat d’arrêt international, le 16 avril 2008, contre le sénateur congolais. Et l’arrestation de ce dernier est intervenue à Bruxelles, dans la nuit du 24 au 25 du même mois.

Une année plus tôt, candidat malheureux au deuxième tour de  l’élection présidentielle congolaise,  Jean-Pierre  Bemba avait quitté Kinshasa, après les affrontements à l’arme lourde qui avaient opposé sa garde rapprochée à l’armée du président Joseph Kabila.

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