Reportage photo: taxi-motos, le nouveau moyen de transport des Kinois

Place des artistes, Rond-point  victoire/ Kinshasa. Le trafic routier  n’est pas intense ce 2/06/2011. Quelques motards discutent en attendant l’arrivée des passagers. Ici, comme dans d’autres carrefours, les motos qui font le taxi n’ont pas toutes des plaques d’immatriculation. Ce qui n’empêche pas les motards d’exercer leur activité.Place des artistes, Rond-point victoire/ Kinshasa. Le trafic routier n’est pas intense ce 2/06/2011. Quelques motards discutent en attendant l’arrivée des passagers. Ici, comme dans d’autres carrefours, les motos qui font le taxi n’ont pas toutes des plaques d’immatriculation. Ce qui n’empêche pas les motards d’exercer leur activité.

Place des artistes, Rond-point victoire/ Kinshasa. Le trafic routier n’est pas intense ce 2/06/2011. Quelques motards discutent en attendant l’arrivée des passagers. Ici, comme dans d’autres carrefours, les motos qui font le taxi n’ont pas toutes des plaques d’immatriculation. Ce qui n’empêche pas les motards d’exercer leur activité.

La moto est à la mode à Kinshasa. Les Kinois recourent au service des « taxi-motards » pour atteindre des  coins difficilement accessibles par voiture. Pour d’autres, c’est l’occasion d’éviter les embouteillages occasionnés ces derniers mois par la réfection des principaux axes routiers de la capitale de la RDC.

“Wewa” (“vous” en Tshiluba, langue parlée dans les deux provinces du Kasaï) est le nom donné aux “Taxi-motards” . Beaucoup de ressortissants du Kasaï exercent cette nouvelle activité à Kinshasa. Un nouveau job est donc né, avec ses côtés positifs et ses aspects moins reluisants. Radio Okapi est allée à la rencontre des « taxi-motards » et de leurs passagers. Et vous propose ce premier reportage photo.

Place des artistes, Rond-point victoire à Kinshasa. Le trafic routier n’est pas intense. Quelques motards discutent en attendant l’arrivée des passagers. Ici, comme dans d’autres carrefours, les motos qui font le taxi n’ont pas toutes des plaques d’immatriculation. Ce qui n’empêche pas les motards d’exercer leur activité.

Place des artistes, Rond-point victoire à Kinshasa. Le trafic routier n’est pas intense. Quelques motards discutent en attendant l’arrivée des passagers. Ici, comme dans d’autres carrefours, les motos qui font le taxi n’ont pas toutes des plaques d’immatriculation. Ce qui n’empêche pas les motards d’exercer leur activité.

Rond-point victoire. En couvre-chef de couleur rouge, un passager négocie son trajet. Avec les taxi-motos, les trajets ne sont pas définis à l’avance comme pour les taxis et taxi-bus. Ils font toujours l’objet de négociation.

Rond-point victoire. En couvre-chef de couleur rouge, un passager négocie son trajet. Avec les taxi-motos, les trajets ne sont pas définis à l’avance comme pour les taxis et taxi-bus. Ils font toujours l’objet de négociation.

Des passagers négocient leurs courses. Tous les détails doivent être fournis à l’avance pour éviter des disputes qui surviennent quelque fois à destination entre passagers et motards.

Des passagers négocient leurs courses. Tous les détails doivent être fournis à l’avance pour éviter des disputes qui surviennent quelque fois à destination entre passagers et motards.

Marché Bayaka de Ngiri-Ngiri.  Ce motard hèle les passagers. Eh oui, vous avez bien lu : à Kinshasa, les passagers ne hèlent pas les taxi-motards. C’est plutôt l’inverse qui se fait.

Marché Bayaka de Ngiri-Ngiri. Ce motard hèle les passagers. Eh oui, vous avez bien lu : à Kinshasa, les passagers ne hèlent pas les taxi-motards. C’est plutôt l’inverse qui se fait.

« Plus que deux passagers pour partir », dit ce motard. Le voyage se fera à quatre sur sa moto.

« Plus que deux passagers pour partir », dit ce motard. Le voyage se fera à quatre sur sa moto.

Marché Bayaka de Ngiri-Ngiri. Porter un bagage sur une moto tient aussi de la négociation entre le motard et les passagers. Les bagages ne sont pas toujours posés sur les porte-bagages.

Marché Bayaka de Ngiri-Ngiri. Porter un bagage sur une moto tient aussi de la négociation entre le motard et les passagers. Les bagages ne sont pas toujours posés sur les porte-bagages.

Elder, étudiant à l’Unikin, se dit conscient du danger qu’il courre en transportant un bagage sur la moto sans respecter les normes de sécurité mais il se justifie prétextant que les voitures ne peuvent arriver chez lui à cause de l’état de la route. « Avec 500 FC (0,5 USD), on me transporte jusqu’à une distance où les taxi-bus n’accèdent pas.  Mais ce qui me fait mal, c’est le nombre des clients sur la moto lors d’une course, parfois on est à deux ou trois y compris des femmes.  Ce qui choque la pudeur », déclare-t-il.

Elder, étudiant à l’Unikin, se dit conscient du danger qu’il courre en transportant un bagage sur la moto sans respecter les normes de sécurité mais il se justifie prétextant que les voitures ne peuvent arriver chez lui à cause de l’état de la route. « Avec 500 FC (0,5 USD), on me transporte jusqu’à une distance où les taxi-bus n’accèdent pas. Mais ce qui me fait mal, c’est le nombre des clients sur la moto lors d’une course, parfois on est à deux ou trois y compris des femmes. Ce qui choque la pudeur », déclare-t-il.

Les routes de Kinshasa n'ont pas des voies spécifiques pour les motos. Motards et conducteurs des autres véhicules roulent sur les mêmes voies. Les passagers des motos n’hésitent pas à décrocher leurs téléphones pendant qu’ils roulent.

Les routes de Kinshasa n'ont pas des voies spécifiques pour les motos. Motards et conducteurs des autres véhicules roulent sur les mêmes voies. Les passagers des motos n’hésitent pas à décrocher leurs téléphones pendant qu’ils roulent.

Les motards et leurs passagers ne portent presque jamais de casque. Ils roulent ainsi sous le nez et la barbe des officiers de police de circulation routière.

Les motards et leurs passagers ne portent presque jamais de casque. Ils roulent ainsi sous le nez et la barbe des officiers de police de circulation routière.

Limete, Avenue des Poids Lourds. Le phénomène Taxi-moto a généré un nouveau  job : laveur de moto. Avec 500 FC, un motard peut avoir sa moto pomponnée par un laveur. Jules, (debout sur la photo) arrive sur son lieu de travail tous les jours à 6 heures du matin. Ses recettes journalières s’élèvent à 10 000 FC (environ 11 USD). Grâce à cette activité, il subvient aux besoins de ses trois enfants.

Limete, Avenue des Poids Lourds. Le phénomène Taxi-moto a généré un nouveau job : laveur de moto. Avec 500 FC, un motard peut avoir sa moto pomponnée par un laveur. Jules, (debout sur la photo) arrive sur son lieu de travail tous les jours à 6 heures du matin. Ses recettes journalières s’élèvent à 10 000 FC (environ 11 USD). Grâce à cette activité, il subvient aux besoins de ses trois enfants.

A droite, un motard récupère son véhicule lavé, prêt à affronter sa nouvelle journée de travail.

A droite, un motard récupère son véhicule lavé, prêt à affronter sa nouvelle journée de travail.

Une moto accidentée abandonnée sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa. Blessés les motards et ses passagers ont étés acheminés à l'hôpital général de Kinshasa, Ph. John Bompengo

Une moto accidentée abandonnée sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa. Blessés les motards et ses passagers ont étés acheminés à l'hôpital général de Kinshasa, Ph. John Bompengo

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