Présidentielle-RDC: l’opposition rejette l’idée de saisir la Cour suprême

Vital Kamerhe (au centre) entouré des membres de l'opposition, lundi 17 janvier 2011 au quartier général de la Monusco.Vital Kamerhe (au centre) entouré des membres de l’opposition, lundi 17 janvier 2011 au quartier général de la Monusco.

Vital Kamerhe (au centre) entouré des membres de l'opposition, lundi 17 janvier 2011 au quartier général de la Monusco.

L’opposition congolaise ne va pas saisirla Cour suprême de justice (CSJ) sur les irrégularités constatées lors du scrutin présidentiel du 28 novembre. Selon elle, «cette juridiction n’inspire pas confiance». Pourtant, l’opposition conteste les résultats de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui donnent le président Joseph Kabila gagnant avec 48,95% des suffrages devant l’opposant Etienne Tshisekedi (32,33%).

« Je préfère ignorer cette institution [Cour suprême] acquise à Kabila», a déclaré l’opposant historique à Radio Okapi, vendredi 9 décembre, après la publication des résultats provisoires de la présidentielle.

Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), l’opposant Vital Kamerhe a qualifié cette cour d’institution «inféodée au candidat numéro 3, Joseph Kabila».

Il a dénoncé le «refus intentionnel» du gouvernement d’éclater cette cour en trois juridictions comme stipule la Constitution de la République.

Le candidat de l’Union de démocrates mobutistes (UDEMO) à la présidentielle, François-Joseph Nzanga Mobutu soutient l’idée de ses pairs de l’opposition.

Interrogé sur cette attitude tranchée de l’opposition, le premier président de la Cour suprême de justice, Jérôme Kitoko n’a pas souhaité se prononcer, déclarant être tenu par le droit de réserve.

En revanche, certains constitutionnalistes affirment que «malgré que la Cour suprême de justice ne bénéficie plus du crédit politique, elle reste hélas la seule voie de recours indiquée par la Constitution ».

Le constitutionnaliste Paul-Gaspard Ngonda Nkoy espère que la Cour suprême de Justice  établira la vérité judiciaire à cause de l’impartialité et de l’indépendance présumée des magistrats.

«Mais, il serait regrettable si tel n’est pas le cas», a-t-il indiqué.

La loi électorale autorise la Cour suprême de justice de publier les résultats définitifs de la présidentielle, si elle n’est pas saisie par une requête de contestation 48 heures après la publication des résultats provisoires.

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