Nord-Kivu: la société civile demande la reprise des activités à l’Assemblée provinciale

Vue de la ville de Goma.alVue de la ville de Goma.al

Vue de la ville de Goma.al

La société civile du Nord-Kivu demande la reprise « sans condition » des activités à l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu. Cette demande a été formulée, mercredi 8 février à Goma, à l’issue de l’assemblée générale de cette structure.

Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Adolphe Lumanu, avait suspendu, vendredi 20 janvier, les plénières à l’assemblée provinciale du Nord-Kivu «jusqu’à nouvel ordre», suite à la démission de certains députés de leurs formations politiques pour lesquelles ils ont été élus.

Dans sa correspondance adressée au gouverneur de province, avec copie au président de l’assemblée province et à l’inspecteur provincial de la police, Adolphe Lumanu avait appelé à une «exécution immédiate».

Au lendemain de l’annonce de cette decision, les éléments de la police avaient quadrillé la salle de plénières pour empêcher aux députés d’y accéder. La session extraordinaire convoquée par le bureau de l’assemblée provinciale ne s’est donc plus tenue.

Selon le président de la société civile du Nord-Kivu, Thomas Daquin Muhitsi, la suspension des activités à l’Assemblée provinciale retarde l’examen de plusieurs dossiers notamment ceux liés à l’insécurité dans plusieurs territoires de la province.

Il note, par exemple, que plus de quatre mille cinq cents famille se sont déplacées dans la localité de Lukofo en territoire de Masisi à cause des affrontements entre groupes armés.

«Rien qu’avant hier, deux personnes ont été tuées entre Burungu et Kitshanga. A Walikale, les groupements Walowa Yungu, Walowa Uroba, Walowa Luanda, sont vidés de leur population à cause des affrontements entre les Guides, actuellement appelés FDC, et les FDLR», ajoute-t-il avant de se demander:

« Jusque là, les FARDC, on ne sait pas où elles sont. »

Pour le président de la société civile du Nord-Kivu, les personnes habilitées à interpeller «tous les services notamment les services de sécurité», ce sont les députés provinciaux.

Dans un communiqué conjoint publié samedi 4 février, quatre partis d’opposition ont aussi demandé au gouvernement congolais de lever « sans délai » la décision du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur suspendant la session extraordinaire de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu, la qualifiant d’anticonstitutionnelle.

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