RDC: les opposants dénoncent "l’acharnement" du pouvoir contre leurs partisans

La Police interpelant des militants de l’UDPS le 6/9/2011 à Kinshasa-Limeté. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Les leaders de l’opposition rassemblés dans le groupe parlementaire Union pour la démocratie et le progrès social -Forces acquises au changement ((UDPS-FAC) ont dénoncé mardi 8 mai ce qu’ils considèrent comme étant l’acharnement du pouvoir sur les membres de l’opposition et les défenseurs des droits de l’homme. Ils s’exprimaient lors de l’entretien qu’ils ont eu avec avec l’assistant du secrétaire général des Nations unies pour les droits de l’homme, Ivan Simonovic.

Selon leur rapporteur, le député national Fabrice Mpuela, seuls les leaders politiques, les députés nationaux et provinciaux proches de l’opposition sont emprisonnés ou tués.

« Nous avons évoqué les cas de Daniel Botheti et Marius Gangale. Nous avons aussi parlé du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya qui a été sauvagement abattu. Vous avez déjà appris que les députés de la Majorité présidentielle ont été inquiétés. A ce jour il n’y a pas d’avancée en ce qui concerne les droits de l’homme », a ajouté Fabrice Mpuela.

Daniel Botheti, vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa et député du MLC, un parti de l’opposition a été assassiné en juillet 2008 à Ma Campagne, un quartier chic de Kinshasa . Marius Gangale, député provincial du même parti a été assassiné en 2011 alors qu’il roulait à bord de sa voiture en compagnie de son épouse à Selembao, l’une communes défavorisées de Kinshasa. Le militant des droits de l’homme Floribert chebeya a été lui retrouvé mort sur la banquette arrière de sa voiture dans la banlieu ouest de Kinshasa en juin 2010 à la veille de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de la RDC.

Albert Fabrice Puela indique que les leaders de l’opposition ont aussi dit à Ivan Simonvic que la République démocratique du Congo (RDC) n’est pas, à leurs yeux, un Etat.

«Vous avez appris comment un ministre de la Justice faisant aussi office du ministre de la Défense a été l’objet des tirs nourris de la part des militaires qui devraient protéger un patrimoine illégalement acquis par des intouchables de la République»,a précisé Fabrice Mpuela.

En visite d’inspection, mercredi 25 avril, sur le terrain querellé de l’Hôpital général de Kintambo, le ministre congolais de la Justice, Luzolo Bambi avait été interdit d’accéder à ce site par des policiers en faction à cet endroit.

Un journaliste qui faisait également partie de sa délégation avait été interpellé par les mêmes policiers. Ces derniers ont indiqué avoir reçu l’ordre de leur hiérarchie de ne laisser personne entrer dans ce site.

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