Procès des miliciens de FPJC : la défense demande la mise en liberté des prévenus

De droite à gauche en avant plan, le prévenu député Oscar Molambo Mamete et son conseil ce 29/04/2011 au tribunal militaire à Kinshasa lors de l’ouverture du procès des présumés membres du groupe insurrectionnel de Dongo dans la province de Équateur (RDC) Ph. John Bompengo/Radio Okapi

Au cours de l’audience de mardi 12 juin devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Gombe, dans l’affaire qui oppose le ministère public aux anciens miliciens du Front populaire pour la justice au Congo (FPJC), les avocats de la défense ont demandé la mise en liberté de leurs clients. Selon eux, l’arrestation et la détention de ces miliciens depuis Bunia, en Ituri, jusqu’à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, est entachée de plusieurs irrégularités.

Le tribunal militaire de garnison instruit l’affaire sur deux causes. La première concerne les prévenus Baraka Ngona, Mwarabu Mungavu, Grodia Jean de Dieu, Efedra Avigni, Onzi Atrebi et Manda Sharif, accusés d’attentat et complot contre l’Etat et participation à des bandes armées.

Cette cause est renvoyée au 15 juin à la demande du ministère public qui sollicite d’éclairer le tribunal sur le statut du prévenu Manda Sharif, leader du groupe, qui s’est réfugié à La Haye après avoir témoigné devant la Cour pénale internationale dans l’affaire le Procureur contre Germain Katanga et Mathieu Ngujolo, au mois de mars 2011. Il refuse de rentrer en RDC prétextant des craintes sur sa sécurité.

La deuxième cause concerne les prévenus Erindia Amaniyo et Mateso Ridja, accusés de participation à un mouvement insurrectionnel. Pour ce dossier, la défense demande aux juges d’annuler tous les procès-verbaux de leur arrestation car, selon elle, ils ont été établis par un policier fictif.

Par ailleurs, argue la défense, les deux prévenus se sont retrouvés en prison sans en connaître le motif. Pour toutes ces raisons, elle demande au tribunal de régulariser le procès en libérant ses clients notamment.

Le ministère public a requis un délai jusque vendredi prochain pour répondre à ces interrogations.

Le procès de ces anciens miliciens, arrêtés en 2010, n’a débuté qu’en 2011.

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