Mutinerie du M23: l’ONU craint de nouvelles violations des droits de l’homme

Des déplacés de guerre à l’EST de la RDCongo . (droits tiers).

La Haut Commissaire des Nations unies pour les droits de l’Homme (HCNUDH), Navi Pillay, craint que le Mouvement du 23 mars (M23) se livre à de nouvelles violations de toutes sortes dans l’Est de la RDC. Elle a exprimé son inquiétude, ce mercredi 20 juin à Genève, en se basant sur le passé, qu’elle considère sombre, des leaders de ce mouvement insurrectionnel.

«Ce mouvement est composé des présumés auteurs de violation des droits de l’Homme. Avec un tel leadership, les civils qui sont aux alentours et dans la zone des combats aujourd’hui risquent leur sécurité», a expliqué le Représentant de la (HCNUDH) en RDC, Scott Campbell. 

Il a cité nommément le général Bosco Ntaganda, qui est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, et d’autres chefs rebelles auteurs «des massacres de la population civile, des violences sexuelles, du recrutement des enfants et des exécutions extrajudiciaires».

Dans la localité de Nyarubara à 400 mètres du captage d’eau de Kamira, le tuyau qui achemine l’eau à Bunagana a été détruit, le lundi 11 juin, par les rebelles du M23, selon les autorités du territoire de Rutshuru. Les localités de Gikoro, Mutingo, Bunagana, Cheya et Rubona ont été ainsi privées d’eau. Un responsable local des Nations unies avait qualifié cet acte de crime contre l’humanité.

Dans une déclaration publiée le vendredi 15 juin, le Conseil de sécurité des Nations unies a vigoureusement condamné la mutinerie du M23. Il s’est dit vivement préoccupé par la détérioration des conditions sécuritaire et humanitaire qui ont provoqué des afflux importants de déplacés et de réfugiés dans l’Est de la RDC.

Ces déplacés fuient les combats récurrents entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et des mutins, depuis fin avril, dans diverses localités du Nord-Kivu.

Par exemple, les rebelles du M23 ont pris, dimanche 17 juin tôt le matin, les localités Tarika, Ruseke et Murambi proches de Tamungenga dans le groupement de Bweza à environ 17 km à l’Est de Rutshuru-centre. L’armée régulière a aussitôt annoncé une contre offensive.  «Nous mènerons ce combat jusqu’au bout», a lancé un officier des FARDC engagé au front contre ces rebelles.

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