RDC : L’Asadho favorable à la présence du Kenya, de la Tanzanie et de la Zambie dans la force neutre

Les FARDC en patrouille mixte avec les casques bleus de la Monuc à Mbwavinya. Photo MONUC / Marie Frechon (2008).

Les chefs d’Etat impliqués dans la composition de la force neutre à déployer le long de la frontière entre le Rwanda et la RDC pour combattre les groupes armés devraient exclure les pays impliqués dans les guerres en RDC en 1997 et 2001. Cette proposition est contenue dans un communiqué publié, samedi 18 août à Kinshasa, par l’ONG l’Association africaine pour la défense des droits de l’homme.

L’Asadho estime que la composition de la force neutre devrait exclure les troupes de tous les pays qui ont déjà été impliquées dans la guerre au Congo  en tant qu’agresseurs de la RDC en 2001 (Rwanda, Burundi et Ouganda) et alliés (Angola, Zimbabwe et Namibie). L’ONG souhaite également que soient exclues les troupes de tous les pays dont leurs militaires étaient déjà impliqués dans l’exploitation illégale des ressources naturelles du Congo entre 1998 à ce jour.

« Si ces troupes revenaient en République démocratique du Congo, il y a risque qu’elles s’adonnent encore à l’exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC. Il faut tirer les leçons du passé afin que nous ne retombions pas dans les erreurs qui nous ont coûtées très cher il y a quelques années. Il y a des pays qui ne sont pas impliqués comme la Tanzanie, la Zambie, le Kenya qui nous sont proches et qui sont dans la Conférence internationale des pays des Grands Lacs qui peuvent être dans cette force neutre parce qu’ils n’ont jamais été impliqués ni dans l’agression de la RDC encore moins dans l’exploitation illégale des ressources naturelles de notre pays », explique Jean-Claude Katende, le président national de l’Asadho.

Cette proposition arrive après que le comité des ministres de la Défense des pays des Grands Lacs a décidé la semaine dernière d’exclure le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda et la RDC de cette force neutre. Une proposition qui devra être validée au cours du prochain sommet des chefs d’Etat des Grands Lacs prévu à Kampala dans deux semaines.

Pour sa part, le porte-parole du gouvernement congolais, le ministre des Médias a estimé que l’Asadho n’a aucune leçon ni avis à donner au Gouvernement au sujet de la composition de la force neutre.

« Les prérogatives de conduire une guerre de résistance comme celle que nous conduisons maintenant relève du gouvernement. Personne n’a demandé à l’Asadho de donner les avis sur la guerre. Il n’y a que le parlement et le gouvernement qui donnent des avis et le président mène des opérations de projection des troupes.  Donc, l’Asadho n’est pas qualifiée pour dire qui doit venir à la rescousse de la République démocratique du Congo dans cette guerre de résistance à une agression », a affirmé Lambert Mende.

Selon lui, le Congo a fait savoir le nombre de pays qu’il entend voir exclus de la liste des pays contributeurs. « Nous-mêmes nous nous sommes exclus de la liste des pays contributeurs, nous savons pourquoi », a-t-il conclu.

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