RDC : les habitants de Mitwaba demandent à la Monusco d’y installer une base de casques bleus

Bunagana, Nord Kivu, le 16 mai 2012, les forces spéciales jordaniennes sécurisent le périmètre de déploiement après les affrontements armés entre FARDC et les mutins qui occasionné la fuite de la population en Ouganda voisin malgré le déploiement des casques bleus- Ph. Sylvain Liechtin

En visite à Mitwaba au Katanga, le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies en RDC, Fidèle Sarassoro a promis que la Monusco allait étudier la possibilité du déploiement d’une base des Casques bleus dans ce territoire. Les habitants de cette contrée ont demandé au responsable de la Monusco la présence des casques bleus pour les sécuriser contre les exactions du groupe Maï-Maï du chef milicien Kyungu Mutanga alias Gédéon.

Informé du désir de certains combattants de cette milice qui veulent déposer les armes, il a promis de saisir la section Démobilisation-désarmement-rapatriement de la Monusco.

Les représentants des habitants de Mitwaba, les humanitaires et des membres d’ONG des droits de l’homme ont dit souhaiter que des casques bleus de la Monusco s’installent à Mitwaba pour assurer la sécurité des populations civiles.

« Apparemment, la présence de la Monusco serait de nature à rassurer les uns et les autres. Je pense que ce serait quelque chose à envisager. Je vais en discuter avec les collègues à Kinshasa », a affirmé, pour sa part, le responsable onusien, indiquant que la proposition devrait aussi être discutée avec le gouvernement congolais.

Cependant, Fidèle Sarassoro a affirmé que le déploiement des casques bleus au Nord-Kivu, en soutien aux Forces armées de la RDC (FARDC) qui affrontent les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), rend difficile leur déploiement ailleurs.

« Il faudrait vous rendre compte que depuis les événements au Nord-Kivu, il y a une pression énorme sur l’effectif de la Monusco. Ce n’est pas toujours facile de déployer une base dans d’autres zones car déployer une base ici, c’est fermer une autre base ailleurs », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, Fidèle Sarassoro s’est dit favorable à  un déploiement « un peu plus conséquent » des éléments des sections des affaires civiles et des droits de l’homme de la Monusco à Mitwaba pour faire un suivi des cas des violations des droits de l’homme.

Des combattants Maï-Maï du groupe de Gégéon sont coupables d’exactions sur les populations de Mitwaba depuis plusieurs années.

En 2009, le tribunal militaire, garnison du Haut Katanga avait condamné à mort le chef milicien pour des crimes de guerre, crime contre l’humanité, mouvement insurrectionnel et terrorisme.

Il s’était échappé deux ans après lors de l’évasion de neuf cents soixante-sept détenus de la prison de la Kasapa.

Depuis, ses miliciens affrontent régulièrement les militaires congolais dans plusieurs localités du Katanga.

Au début du mois d’août, les habitants de Kungye ont accusé ces miliciens de procéder à des recrutements forcés dans cette localité et de s’adonner à des viols, extorsions et exécutions sommaires.

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