Hollande promet aux opposants et activistes des droits de l’homme d’aider la RDC « en tant qu’ami »

Vital Kamerhe (au centre) entouré des membres de l’opposition, lundi 17 janvier 2011 au quartier général de la Monusco.

Un groupe d’opposants et de défenseurs des droits de l’homme a demandé samedi 13 octobre au président Hollande, en marge du XIVe sommet de la Francophonie, de s’impliquer pour la restauration de la paix dans l’Est de la RDC et pour la consolidation de la démocratie. Le président français a promis de soutenir le peuple congolais en tant qu’ami, sans s’ingérer dans les affaires congolaises.

Avant d’assister à la cérémonie d’ouverture du sommet de la francophonie, le président français, François Hollande a reçu des activistes de droits de l’homme et des membres de l’opposition congolaise, en la résidence de l’ambassadeur de France en RDC.

Les activistes de droits de l’homme ont été les premiers à s’entretenir avec le président français. Il s’agit de :

·     Fernandez Murhola du Réseau national des droits de l’Homme au Congo (Renadhoc)

·     Tshivis Tshivuadi de Journaliste en danger (Jed)

·     Doly Ibefo de la Voix des sans voix (VSV)

·     Liévin Ngonji de l’Ong contre la peine de mort

·     Jérôme Bonso de la Ligue nationale des élections libres et transparentes (Linelit)

Ces activistes des droits de l’homme ont évoqué la détention irrégulière des journalistes, le regain de l’insécurité dans l’Est du pays, la nécessité de la réforme de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) ainsi que le manque de transparence dans le procès Chebeya, un militant des droits de l’homme assassiné à Kinshasa en juin 2010.

Ecoutez Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de Journaliste en danger:

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« On a parlé des préoccupations liées à la liberté de la presse, à l’agression dont notre pays est victime de la part du Rwanda. Nous avons demandé au président français de condamner sans ambages cette agression par ce qu’elle est devenue chronique et inacceptable. Nous avons parlé de tout ce qu’il ya comme violences faites aux femmes, et comme déficit démocratique », affirme le secrétaire exécutif du Renadhoc, Fernandez Murhola.

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François Hollande s’est ensuite entretenu avec des membres de l’opposition dont :

·     Vital Kamerhe de l’Union pour la nation congolaise (UNC)

·     Jean-Lucien Busa du Mouvement pour la libération du Congo (MLC)

·     Anatole Matusila de l’Alliance de l’Alliance des batisseurs du Congo (Abaco)

·     Eve Bazaiba du Mouvement pour la libération du Congo (MLC)

·     Samy Badibanga de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ;

·     Martin Fayulu de l’Engagement citoyen pour le développement (Ecide).

Ces derniers ont à leur tour plaidé pour l’implication de François Hollande afin que cesse la la guerre dans l’est de la RDC.

« Nous lui avons dit qu’il y a la déliquescence de l’Etat dans notre pays. Il y a un leadership irresponsable à la tête de l’Etat. L’Est du Congo est livré à une guerre meurtrière 8 000 000 de morts, 2 200 000 déplacés internes et externes et 45 000 femmes violées. La France, en tant que membre permanent du conseil de sécurité, doit peser de tout son poids pour faire arrêter à cette guerre », a expliqué Vital Kamhere arrivé en troisième position à la présidentielle à tour unique de 2011.

Les opposants ont également fait état de la crise de légitimité qui caractérise le pouvoir en place, évoquant notamment le manque de dialogue entre le pouvoir et eux et les détentions illégales de certains de leurs collègues.

« Il y a la crise de légitimité née des élections mal organisées, ça a laissé des dégâts collatéraux que nous devons résoudre autour d’une table pour la suite du processus électoral parce que nous n’entendons plus nous faire dribler pour la deuxième fois », a déclaré Vital Kamerhe

Ecoutez Vital Kamerhe:

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«  Je soutiendrai le peuple congolais en tant qu’ami »

A ces deux délégations, le président français a promis de s’impliquer, en tant qu’ami, pour une amélioration de la situation. François Hollande a souligné qu’il ne peut pas s’ingérer  dans les affaires congolaises mais qu’il soutiendra le pays pour qu’il devienne demain plus qu’aujourd’hui un Etat de droit, ont rapporté les opposants reçus par le chef de l’Etat français.

François Hollande a déclaré qu’il n’agira pas à la place des congolais, a également rapporté Vital Kamerhe, mais qu’il sera l’ami et le partenaire des Congolais et qu’il relayera le cri de détresse des Congolais partout ou il ira.

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