Rébellion du M23: les parlementaires de la CIRGL préconisent des solutions diplomatique et politique

Des déplacés fuyant la cité de Rutshuru-centre après sa chute entre les mains des rebelles du M23, le 8 Juillet 2012. © MONUSCO/Sylvain Liechti

La solution de la crise en République démocratique du Congo (RDC) passe uniquement par la voie diplomatique et politique, a déclaré mardi 30 octobre à Kinshasa, le secrétaire général du forum des parlements de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), Higiro Prosper.

« Le rôle du forum des parlements, c’est d’encourager la diplomatie ou la politique internationale à travers des actions diplomatiques et des visites sur le terrain, ça peut justement apporter une solution, même plus durable. Et le forum des parlements s’insère dans ce cadre là », a affirmé Higiro Prosper.

Il a ajouté que les parlementaires de la CIRGL étaient conscients des problèmes d’insécurité dans la partie est de la RDC et a promis la contribution des membres de cette organisation au retour de la paix.

« J’ai évoqué l’existence de ce forum comme un mécanisme qui a été mis en place pour aider non seulement pour la prévention, mais aussi pour la résolution des conflits», a poursuivi Higiro Prosper.

Le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu est en proie à une rébellion déclenchée depuis le mois de mai par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Ces derniers revendiquent l’application des accords du 23 mars 2009 signés par le gouvernement et la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) dirigée à l’époque par le général déchu Laurent Nkunda.

La rébellion du M23 a vu le jour après des pressions de la communauté internationale qui demandait à la RDC de livrer à la Cour pénale internationale Bosco Ntaganda. Cet ancien chef d’état-major du CNDP est poursuivi pour des crimes de guerre commis en Ituri, Nord-est de la RDC, en 2003.

L’opposant Vital Kamerhe, président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) avait rejeté l’option militaire pour résoudre la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC. « Aucune opération militaire n’a apporté des solutions escomptées sur le territoire congolais », avait-il dit.

Le président Kabila, qui soutient les options diplomatique et politique, n’a jamais exclu l’option militaire ou la combinaison des trois. Devant la tribune du XIVe sommet de la Francophonie, il avait déclaré qu’il misait sur «toutes les solutions» pour résoudre la crise dans l’Est du pays. Il avait tenu le même discours au mois de juillet devant des journalistes congolais.

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