Equateur: les partisans de Kiliyo et d’Ibambe ont failli s’affronter devant une banque

Siège de l’Assamblée provinciale de la province d’Equateur.

Un affrontement armé a été évité de justesse, mardi 5 février, devant les locaux de la Banque internationale pour l’Afrique centrale (Biac)  à Mbandaka, entre les policiers commis à la garde de deux bureaux qui revendiquent la présidence de l’Assemblée provinciale. Les membres de ces deux bureaux tentaient d’accéder aux guichets de cette banque pour retirer l’argent destiné à la paie de janvier des députés provinciaux et au fonctionnement de l’assemblée provinciale. Les policiers les en ont empêchés.

 

Selon des sources de la police et de la Biac, les camps Ibambe et Kiliyo qui se disputent la légitimité à l’assemblée provinciale de l’Equateur sont arrivés à la Biac, mardi, escortés chacun par un groupe de policiers. 

Chaque camp voulait empêcher l’autre d’avoir accès à l’argent. La tension est montée d’un cran et les deux groupes de policiers ont été à deux doigts d’échanger des coups de feu. 

La direction de la banque a dû faire appel au commissariat provincial de la Police nationale congolaise (PNC), qui a dépêché sur les lieux un officier pour ramener le calme. 

L’assemblée provinciale de l’Equateur connaît des crises à répétition depuis plusieurs mois. Un élu du PPRD, Gontran Ibambe, a été élu pour remplacer Gaston Kiliyo qui avait été déchu pour avoir changé de parti politique au milieu de la législature. 

Après sa déchéance, le camp de Gaston Kiliyo avait saisi la Cour d’appel de Mbandaka qui l’avait réhabilité. Mais le nouveau bureau avait, à son tour, saisi la Cour suprême de justice (CSJ) pour contester la décision de la Cour d’appel. La Haute cour qui devrait dire le vendredi 1er février dernier lequel de deux bureaux est légitime, ne s’est plus prononcée. 

Entre-temps, les deux bureaux s’accusent mutuellement de vandalisme et de violences. Jean-Gontran Ibambe avait, par exemple, accusé son prédécesseur, Gaston Kiliyo, d’avoir saccagé son bureau ainsi que ceux de ses collaborateurs, vendredi 11 janvier dernier. Il avait aussi accusé des éléments de la police et de l’Agence nationale de renseignement (ANR) accompagnés des jeunes de la ville d’avoir participé à ce saccage auquel l’ancien vice-président de l’assemblée provinciale déchu, Richard Mboyo, aurait également participé. 

De leur côté, une vingtaine de députés provinciaux avait accusé Jean-Gontran Ibambe de détournement de 130 millions de francs congolais (environ 13 millions de dollars US), affectés à la paie du personnel d’appoint et d’autres frais relatifs au fonctionnement du bureau de cette institution. Au cours d’un  point de presse tenu jeudi 31 janvier, le député Aimé Bokungu avait contesté la qualité de Jean-Gontran Ibambe en tant que président de l’Assemblée provinciale et estime que ce dernier ne peut pas engager cette institution, avant l’arrêt de la CSJ.

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