Lubumbashi: le calme est revenu après la reddition des miliciens «Bakata Katanga»

Les Maï-Maï Bakata Katanga, ce samedi 23 mars, aux installations de la Monusco à Lubumbashi/Ph. radio Okapi.

La situation est redevenue calme, ce samedi 23 mars à Lubumbashi, chef-lieu du Katanga, après une matinée agitée notamment par des tirs qui retentissaient à travers le centre-ville. A la base, les Maï-Maï dénommés Bakata Katanga qui y ont fait leur entrée par la commune de la Rwashi. Selon les témoins, ces miliciens qui cherchaient à rejoindre le siège de l’Assemblée provinciale du Katanga ont été dispersés par les Forces armées de la RDC (FARDC).

Les mêmes sources affirment que parmi ces miliciens cinq ont été tués notamment au niveau du Tunnel, devant le parc hôtel, aux environs de l’auditorat militaire et au bâtiment qui abrite le service de cadastre.

Ces Maï-Maï ont alors changé de destination pour aller jusqu’aux installations de la Monusco/Lubumbashi, où ils ont cassé la barrière, avant d’entrer dans l’enceinte.

Ils ont, par la suite, rendu leurs armes au bureau de la Monusco. Il s’agit essentiellement des fusilles AK 47, des lances roquettes, des lances, des flèches, des couteaux et plusieurs armes blanches.

Un de ces combattants Bakata Katanga a exprimé leur désidérata à la Monusco:

«Nous sommes ici puisque nous ne voulons pas de cette souffrance. L’indépendance avait été obtenue en 1960 mais depuis 2010 rien ne va ici. Nous sommes fatigués d’être des esclaves. Nous sommes venus non pour nous rendre et non plus pour rendre nos armes mais pour demander à la Monusco de nous donner notre indépendance. Nous voulons que le Katanga soit un pays et que notre président soit reconnu».

Ces miliciens attendent leur transfert à l’Etat-major de la 6è région militaire au siège de la Monusco/Lubumbashi.

Ils sont accompagnés de plusieurs femmes et enfants et leur nombre peut atteindre 240, indique la police nationale congolaise (PNC). Nombreux parmi eux sont blessés.

Le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, s’est dit indigné par cette situation et il a promis de mettre ces miliciens à la disposition de la justice pour qu’ils répondent de leurs actes.

«Ils vont citer des gens que nous allons arrêter», a déclaré le gouverneur du Katanga.

Quant au bilan des tirs nourris qui crépitaient au centre ville et aux alentours des installations de la Monusco, Moïse Katumbi dit attendre le rapport de la police.

A l’entrée de ces miliciens Bakata Katanga, la panique avait gagné la ville et les commerces avaient fermé.

Ecoutez la réaction de Moïse Katumbi.

Fichier audio : téléchargez Flash pour écouter.

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