RDC : le M23 désapprouve la création de la brigade d’intervention de la Monusco

En avant-plan, Sulutani Makenga, le chef de la branche armée de la rébellion du M23 à Goma le 20 novembre 2012

La rébellion Mouvement du 23 mars (M23) désapprouve le déploiement de la brigade d’intervention de la Monusco en RDC décidé par le Conseil de sécurité des Nations unies le 28 mars dernier. Cette brigade doit combattre les groupes armés actifs dans l’Est du pays. « Il s’agit de l’option de la guerre que les Nations unies viennent de lever », a indiqué dans un communiqué publié, lundi 1er avril, le président politique du M23, Bertrand Bisimwa, cité par l’AFP.

Au lieu « d’encourager une solution politique, en apportant un appui substantiel aux négociations politiques de Kampala » entre le M23 et Kinshasa, l’Onu choisit « de faire la guerre contre l’un des partenaires pour la paix », a-t-il regretté.

Pour Bertrand Bisimwa, les Nations unies « vont faire la guerre aux groupes des citoyens qui réclament la bonne gouvernance dans notre pays y compris ceux qui sont en pourparlers avec leur gouvernement ».

La brigade d’intervention de la Monusco qui sera composée de 3 069 militaires disposera d’un mandat offensif qui lui permettra de combattre les nombreux groupes armés qui insécurisent l’Est de la RDC.

Créé en mai 2012 par des mutins de l’armée congolaise, le M23 occupe plusieurs localités du Nord-Kivu. Cette rébellion est composée d’anciens rebelles issus de l’ex-CNDP. Ces derniers ont été réintégrés dans l’armée congolaise grâce à un accord de paix signé en mars 2009 dont ils réclament l’application.

A la fin du mois de novembre, ces rebelles ont occupé la ville de Goma avant de se retirer après avoir obtenu des négociations avec le gouvernement. Ces négociations se tiennent depuis le 9 décembre 2012 à Kampala sous l’égide de la Conférence internationale des Grands Lacs. Ces pourparlers entre rebelles et gouvernement ont été interrompus depuis la fin du mois de février.

Des dissensions sont apparues au sein du M23 après que onze pays ont signé un accord-cadre pour le rétablissement de la paix en RDC et se sont engagés à ne pas soutenir les groupes armés. Deux factions rivales, l’une dirigée par Sultani Makenga et l’autre proche de Bosco Ntaganda, se sont affrontées pendant près de deux semaines dans le Nord-Kivu. Cette dernière a été défaite à la mi-mars. Bosco Ntaganda qui s’était rendu à l’ambassade américaine à Kigali a été transféré, sur sa propre demande, à la Cour pénale internationale qui le poursuit pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis en Ituri (Province Orientale) en 2002 et 2003.

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