Province Orientale: 84 OPJ pour lutter contre l'impunité des auteurs des violences sexuelles

Une femme victime de viol.

Le Centre de formation de la police à Dele, à environ 3 km de Bunia-centre, en Ituri (Province Orientale), a lancé samedi 11 mai, sur terrain, quatre vingt-quatre officiers de police judiciaire (OPJ) à compétence générale et spécialistes dans la lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre.

Formés sur la déontologie policière et sur la police de proximité, ces OPJ seront déployés dans leurs milieux de provenance, notamment dans la ville de Kisangani, les districts de la Tshopo, Haut et Bas Uélé et territoire de Mambasa, en Ituri.

Le commissaire de district de l’Ituri, Rustique Avo Eka, a indiqué que la formation de ces OPJ dont deux femmes est une formule indiquée par la loi pour avoir un personnel capable de transférer les présumés auteurs des violences sexuelles au parquet.

Selon lui, ce bagage intellectuel est un atout pour permettre à ces OPJ de déférer  les  présumés auteurs  de ce fléau devant  les instances  judicaires:

«Tous ceux qui sont en conflit avec la loi doivent être mis hors d’état de nuire. La tenue  de ces assises nous permet d’avoir du personnel pour combattre ceux qui la femme, créature divine».

De son coté, la police de la Monusco a demandé à ces OPJ d’éviter la corruption, la discrimination et le favoritisme qui, selon elle, peuvent avilir leurs taches sur terrain.

Financée par l’Organisation internationale de migration (OIM), cette formation a été assurée par UN Pool, la PNC, l’Unicef, les magistrats civils  et militaires.

En janvier dernier, l’Ong Sofepadi (Solidarité féminine pour la paix et le développent intégral en Ituri) avait appelé le gouvernement à créer une caisse de réparation pour les victimes de violences sexuelles à Bunia, chef-lieu d’Ituri (Province Orientale).

Cette organisation citoyenne avait fait ce plaidoyer à l’occasion du lancement de son nouveau programme d’appui aux victimes des violences sexuelles qui s’est déroulé au «Karibuni wa mama», en français : bienvenue les mamans.

L’Ong Sofepadi déplorait que les auteurs de ces violences sexuelles ne payent pas de dommages et intérêts aux victimes tel qu’exigés par la justice, après le verdict.

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