Les concertations nationales, un espoir pour la paix dans l’Est de la RDC, selon Richard Muyej

Le Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Muyej Mangez Mans le 25/07/2013 à Kinshasa, lors de travaux de la commission tripartite RDC-ANGOLA-HCR. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

«Les concertations nationales sont l’une des voies obligées pour restaurer la paix dans la partie Est de la République Démocratique du Congo», a déclaré mercredi 14 août à Bukavu (Sud-Kivu) le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej Mangez. Le ministre de l’Intérieur effectue une mission de sensibilisation sur les concertations nationales. Ce forum convoqué par le chef de l’Etat congolais Joseph Kabila vise à créer «la cohésion nationale » pour résoudre le problème de l’insécurité dans l’Est de la RDC.

Pour Richard Muyej, la sincérité des participants à ces concertations sera déterminante pour les résultats.
« Il est peut être difficile pour moi d’anticiper mais je sais que nos compatriotes qui se retrouveront en concertations nationales se parleront de manière sincère et on trouvera sûrement des solutions ».
L’essentiel, ajoute-t-il, est de placer l’intérêt de la nation au-dessus de celui des individus.
« Le monde entier nous observe et je crois qu’il ne faut pas bloquer les choses parce que x et y se sentent aigris ou frustrés. Il faut plutôt regarder dans la même direction. Le plus important,  c’est de préserver le prestige de ce pays, le plus important c’est de préserver la dignité de notre peuple, le plus important c’est de dire Non à la balkanisation, et pour toutes ces valeurs il faut savoir taire ses ambitions. Il ne faudrait pas qu’on y aille avec juste le souci de rentrer avec une parcelle de pouvoir. Si nous y allons de cette manière tout est voué à l’échec », pense le ministre de l’Intérieur. Il se rendra à Uvira jeudi 15 août afin de poursuivre sa mission de sensibilisation.    
Katanga : « 10% des places réclamées »
Le coordonnateur et porte-parole du cadre des concertations de la société civile du Katanga, Jean-Pierre Muteba a déclaré jeudi 15 août que cette province ne participera pas aux concertations nationales si le  nombre de ses participants n’est pas revu à la hausse. Ceux-ci doivent constituer au moins 10 % du nombre total des participants car le Katanga représente 10% de la population totale de la RDC et participe au budget national à au moins 50%.
« Les chiffres qui sont avancés sont ceux-ci : quatre cent soixante-neuf pour l’ensemble du pays, nonante et un pour la société civile. Vingt qui viendront des dix provinces et septante et un seront de Kinshasa. Déjà vous vous rendez vite compte que c’est une réunion entre Kinois. Nous pensons que maintenant que nous voulons une cohésion nationale, celle-ci nécessite que les provinces soient mieux représentées », explique-t-il.
Pour Jean-Pierre Muteba, les provinces qui posent beaucoup de problèmes d’insécurité sont connues. Il cite la Province Orientale, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema, le Katanga, et l’Equateur.
Le cadre des concertations de la Société civile du Katanga estime que sa décision est responsable car si les concertations nationales ne visent pas la cohésion nationale, rien ne sert d’y participer car il s’agira de «réunion budgétivore  inutile».
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