Diomi Ndongala : « Tuez-moi, au lieu de me juger »

Eugene Diomi Ndongala assisté de ses avocats le 16/09/2013, lors d’un procès à la cour suprême de justice à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

« Tuez-moi, au lieu de me juger », a tempêté l’opposant Diomi Ndongala, lundi 16 septembre, à l’ouverture de son procès à la Cour suprême de justice. Aussitôt l’audience ouverte, le président de la Démocratie chrétienne accusé de viol sur deux mineures en juin 2012 s’est laissé emporter par la colère à la présentation des victimes et a déclaré : « Je ne reconnais pas ces filles ».

Épuisé par la maladie, avec un cou entièrement bandé, l’ancien député national dont le mandat a été invalidé comparait aux côtés des victimes présumées de viol et leurs parents.

Eugene Diomi Ndongala le 16/09/2013, lors d’un procès à la cour suprême de justice à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Les présumées victimes, elles, se sont présentées d’abord voilées d’un pagne, puis ont comparu à découvert à huis clos.

Prenant la parole, le conseil de la défense de Diomi Ndongala a récusé le juge président qu’il accuse de partialité.

Il a aussi évoqué le défaut de qualité de l’avocat stagiaire au barreau de Kananga, Francis Kalombo, député de surcroit. Ce dernier plaide en faveur des victimes sans être sous la direction de son maitre de stage.

Francis Kalombo le 16/09/2013, lors du procès Diomi Ndongala à la cour suprême de justice à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le même défaut est allégué pour les cas de deux autres avocats détachés de leurs ressorts de Mbandaka et Mbuji-Mayi.

En outre, la défense a rappelé que la loi organique du barreau en RDC n’admet pas de se constituer partie civile pour les victimes devant la Cour suprême de justice, invoquant l’article 78 de cette loi. Les victimes, justement se sont constituées en partie civile. Ce qui constitue, selon la défense, un vice de procédure.

La Cour a demandé à la défense de joindre ses préalables au fond de l’affaire en cause au moment des plaidoiries. En attendant, l’affaire a été renvoyée à la fin du mois d’octobre.

Arrêté le 8 avril, Diomi Ndongala encourt vingt ans de prison s’il est reconnu coupable de viol.

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