RDC: l'UDPS maintient sa marche à Mbuji-Mayi

En arrière plan, le secrétaire général de l’UDPS, Jacquemin Shabani et ses collaborateurs ce 21/07/2011 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) maintient sa marche prévue ce jeudi 9 janvier à Mbuji-Mayi, capitale provinciale du Kasaï-Oriental malgré l’interdiction des autorités. Ce parti d’opposition réclame la remise en liberté de son secrétaire fédéral arrêté depuis une semaine pour des propos qu’il a tenus lors d’une émission radiophonique portant sur les attaques armées du 30 décembre dernier à Lubumbashi, Kinshasa et Kindu. L’UDPS a même boycotté la rencontre tenue mercredi par le gouverneur de province à l’intention des partis politiques de la majorité et de l’opposition.

Jusque tard dans la soirée de mercredi, les policiers étaient déployés dans les lieux névralgiques de Mbuji-Mayi pour parer à toute éventualité. Les responsables locaux de l’UDPS restent fermes quant à l’organisation de la marche de ce jeudi qu’ils veulent pacifique. Ils comptent notamment déposer un mémo auprès de la représentation de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco) et faire un sit-in au siège local de l’Agence nationale des renseignements (ANR).

Officiellement, ces manifestations ont été interdites par le conseil provincial de sécurité que dirige le gouverneur Alphonse Ngoyi Kasanji. Ce dernier a réuni mercredi une trentaine de délégués des partis de la majorité au pouvoir, de l’opposition et le représentant de la Monusco. L’UDPS a boycotté cette rencontre au cours de laquelle Ngoy Kasanji a expliqué pourquoi Bruno Kabangu Kabatshi, secrétaire fédéral de l’UDPS, a été arrêté et transféré à Kinshasa.

Des membres de la majorité présents à cette réunion ont estimé que cette arrestation est valable parce que «les déclarations faites par Bruno Kabangu étaient graves.»

D’autres partis, par contre, ont déploré ce transfert, soutenant que l’incriminé devait d’abord être entendu par la justice provinciale.

Une frange de participants a demandé à l’autorité provinciale s’impliquer pour la remise en liberté de Bruno Kabangu.

Quant aux médias, les participants à cette réunion ont suggéré que désormais des lettres d’invitation soient envoyées aux partis politiques avant la participation de leurs cadres dans des émissions des débats politiques.

Le secrétaire fédéral de l’UDPS avait été arrêté par l’ANR jeudi dernier après avoir participé à un débat organisé par une radio de la ville de Mbuji-Mayi sur les attaques armées du 30 décembre dernier à Kinshasa, Lubumbashi et Kindu.

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