Martin Kobler : « Il faut concrétiser les espoirs forgés par l’accord-cadre d’Addis-Abeba »

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Monusco, Martin Kobler s’exprimant au conseil de sécurité sur la situation en République démocratique du Congo et l’accord-cadre d’Addis Abeba pour la sécurité dans la région des Grands Lacs (Le 13 janvier 2014)

“Il faut concrétiser les espoirs forgés par l’Accord cadre d’Addis-Abeba”. C’est ce que le représentant spécial des Nations Unies en RDC, Martin Kobler a déclaré lundi 13 janvier à New York devant le Conseil de sécurité des Nations unies. Le patron de la Monusco a estimé que seule une action concertée avec l’armée congolaise permettra de venir à bout des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et des rebelles ougandais, ADF/Nalu.

Martin Kobler a insisté sur les acquis de 2013, notamment la signature de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et la création de la Brigade d’intervention au sein de la Monusco.

L’accord d’Addis-Abeba signé le 24 février par onze pays africains vise principalement la stabilité de l’Est de la RDC, en proie à l’insécurité depuis deux décennies.

Le Patron de la mission des Nations Unies en RDC a noté qu’il importe aussi de poursuivre la démobilisation et la réintégration des anciens combattants, de réformer l’armée et la police nationale, et d’instaurer des îlots de stabilité pour, à terme, rétablir l’autorité de l’État.

« La direction des FDLR ne doit avoir d’autre choix que de se rendre», a-t-il martelé, rappelant que 2014 marque le vingtième anniversaire du génocide rwandais.

La Monusco ne laissera pas les rebelles du mouvement M23 reprendre leurs opérations, a affirmé Martin Kobler. Il a fait état « d’informations crédibles selon lesquelles le M23 a continué à recruter » après les accords de paix conclus à Nairobi en décembre :

« Nous ne devons tolérer aucune résurgence militaire du M23. Nous ne devons pas tolérer de remise en cause des progrès accomplis jusqu’ici », a-t-il ajouté.

Martin Kobler a invité les gouvernements ougandais et rwandais à tout faire pour éviter que des éléments du M23 ne trouvent refuge ou ne s’entraînent sur leur territoire.

L’envoyée spéciale des Nations Unies pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson actuellement à Kinshasa, s’est elle aussi adressée au Conseil de sécurité par vidéoconférence. Elle a aussi évoqué la détermination à appliquer l’Accord d’Addis-Abeba au moment où l’optimisme suscité par la défaite du M23 et la conclusion du processus de Kampala semble avoir disparu après les attaques fin décembre à Kamango et à Kinshasa.

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