RDC: Léon Kengo appelle à la mise en place d'une «nouvelle administration électorale»

Le président du Senat congolais, Léon Kengo Wa Dondo lors de l’ouverture de la session parlementaire ordinaire le 15/03/2014 au palais du peuple de Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

L’Assemblée nationale et le Sénat ont ouvert samedi 15 mars leur session ordinaire de mars au palais du peuple de Kinshasa. A cette occasion, le président du Sénat, Léon Kengo, et de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, ont plaidé pour le renforcement de la cohésion nationale par la mise en oeuvre des recommandations des concertations nationales. Le premier a plaidé pour la mise en place d’une « nouvelle administration électorale » concertée pour avoir des élections apaisées en RDC.

Dans son mot de circonstance, le président du Sénat a rappelé notamment l’engagement pris par les participants aux concertations nationales d’organiser le recensement général de la population et de l’habitat ainsi que l’identification de la population avant toute élection. A ce sujet, Léon Kengo a appelé à la création d’une administration électorale concertée:

«La mise en place d’une véritable administration électorale, apte à conduire le pays à un nouveau système électoral plus transparent et plus crédible, apparaît comme une exigence majeure dans la construction de la cohésion nationale. A l’issue de cette mise en place concertée de la nouvelle administration électorale, la Ceni peut enfin envisager la fixation d’un calendrier électoral tout autant accepté, pour permettre que les élections à tous les niveaux se déroulent dans un climat apaisé.»

Léon Kengo wa Dondo a souligné la nécessité de poursuivre l’élan de la cohésion nationale suscitée par la tenue de concertations nationales. Selon lui, le pays doit poursuivre les réformes institutionnelles dans tous les domaines de la vie nationale, qui sont préconisées par les quelque huit cents recommandations de ces assises tenues en septembre dernier à Kinshasa.

Sur le plan politique, le président du Sénat a rappelé l’engagement renouvelé de la classe politique de respecter le pacte républicain par le refus de procéder à la révision de la Constitution, particulièrement à celle de ses dispositions déclarées intangibles. Il s’agit ici de l’article 220, portant sur la limitation du mandat présidentiel, ainsi que de tous ceux qui y sont liés.

Kengo a également évoqué le gouvernement de cohésion nationale promis depuis octobre dernier par le président de la République. Cette équipe devrait être constituée des représentants de la majorité, de l’opposition et de la société civile.

Pour sa part, le président de la chambre basse a souligné la nécessité d’élaborer un agenda législatif nécessaire à la consolidation de la démocratie, à la poursuite du processus de décentralisation et des reformes judiciaires ainsi qu’a la mise en œuvre des recommandations des concertations nationales.

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