Expulsions de Brazzaville: les Fac/Opposition pour un tête-à-tête Kabila-Sassou

(De g.à.d): Le président congolais Joseph Kabila et son homologue du Congo Brazzaville Denis Sassou Nguesso, le 1er décembre 2012 à Kinshasa. Ph. www.presidentrdc.cd

Les Forces acquises au changement (Fac/opposition) demandent aux présidents de deux Congo de se rencontrer pour discuter de la question des expulsions de Congolais de Kinshasa vivant en République du Congo. Cette plate-forme a lancé cet appel, samedi 3 mai, au d’une conférence de presse à Kinshasa et elle affirme que ces expulsions ont été accompagnées de graves violations des droits de l’homme, notamment des viols et de la brutalité.

Le porte-parole des Fac/opposition, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, estime que la rencontre entre Joseph Kabila et Dénis Sassou pourrait conduire à l’arrêt de ces expulsions.

«Cette rencontre devrait permettre la mise sur pied d’une commission bipartite dont la mission serait de permettre la cessation des mesures d’expulsions qui font état à ce jour de plus ou moins soixante mille [Congolais de la RDC] expulsés du Congo-Brazzaville et de deux mille auto-expulsions des Congolais de Brazzaville, redoutant des mesures de représailles à Kinshasa», a-t-il affirmé.

Pour lui, cette commission bipartite devrait également procéder à l’identification des ressortissants de la RDC vivant en situation régulière de l’autre côté du fleuve Congo.

Jusque là, seulement cinq à huit pourcents de Congolais de Kinshasa ont été expulsés du Congo-Brazzaville, avait indiqué mercredi 30 avril le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, au cours d’une conférence de presse.

Lire aussi: Lambert Mende: « 5 à 8% seulement de Congolais ont été expulsés de Brazzaville jusque là »

Ces expulsions, effectuées par la police du Congo Brazzaville à travers l’opération «Mbata ya mikolo » [en français : gifle des aînés], ont débuté depuis trois semaines.

Lisanga Bonganga a poursuivi que l’autre mission de cette commission serait de «trouver des mécanismes diplomatiques de sortie de crise pour une paix durable entre les deux pays».

Devant la presse le même mercredi 30 avril, l’ONG de droits de l’homme la Voix de sans voix (VSV) avait dénoncé les conditions inhumaines dans lesquelles l’opération «Mbata ya mikolo» se déroulait.

Intervenant sur Radio Okapi dimanche 20 avril dernier, le vice-président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), Dismas Kitenge, avait également dénoncé cette situation, demandant à Kinshasa de protester officiellement auprès de Brazzaville.

En visite il y a une semaine à Kinshasa, le maire de Brazzaville, Hugues Ngouelondele, avait reconnu «des dérapages » qui ont émaillé les expulsions des ressortissants de la RDC de sa ville et présenté des excuses aux habitants de Kinshasa.

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