L’Union européenne condamne les violences ayant accompagné les expulsions de Brazzaville

Les expulsés de Brazzaville dans leur nouveau site d’accueil aménagé à Maluku dans la périphérie est de Kinshasa, le 15 mai 2014. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

L’ambassadeur de l’Union européenne en RDC, Michel Dumont, a condamné samedi 24 mai les violences qui ont accompagné les expulsions de dizaines de milliers de ressortissants de la RDC de Brazzaville. «Tout gouvernement peut faire ce qu’il veut dans le cadre de sa souveraineté concernant les ressortissants d’un pays étranger, mais cela doit se faire dans le respect des normes», a-t-il affirmé. L’ambassadeur de l’UE estime que, si ces violations sont avérées, elles doivent être dénoncées et réprimées conformément aux règles en vigueur.

«Les chiffres sont importants. C’est quelque 130 000 ressortissants de la République démocratique du Congo qui sont revenus. Nous avons constaté également des violences qui ont pu, dans certains cas, être documentées», a-t-il expliqué.

L’ambassadeur Michel Dumont s’est ainsi exprimé après une rencontre avec le ministre de l’Intérieur à Kinshasa.

Il dit attendre un rapport documenté de la part de la ministre congolaise du Genre et du Bureau des droits de l’homme de la Monusco sur cette question.

«Nous déplorons évidemment ces violences. Il faut que les personnes soient traitées conformément aux normes internationales en vigueur. Il est clair que s’il y a eu violation des doits de l’homme, elles doivent être dénoncées et réprimées conformément aux règles en vigueur», a-t-il expliqué.

Michel Dumont a en outre réaffirmé la disponibilité de l’Union européenne, à travers son bureau d’assistance humanitaire, à intervenir pour apporter une assistance aux victimes de ces expulsions.

Au 23 mai dernier, 126 280 congolais avaient été expulsés du Congo-Brazzaville, dont trois mille hébergés dans le site de Maluku, aménagé par le gouvernement pour les accueillir.

Au cours d’une visite dans ce site le même jour, avec la ministre congolaise du Genre, le chef de la Monusco, Martin Kobler, s’était dit choqué par les rapports et les témoignages des expulsés.

Pour sa part, la ministre du Genre avait sollicité une enquête des Nations unies pour que toutes les violations des droits de l’homme ne restent pas impunies.

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