Journée des casques bleus: les défis restent énormes, affirme le général Abdoul Kimweri

Le Général Ramadhan Abdoul Kimweri, nouveau commandant de la Brigade d’intervention de la Monusco, le 25 avril 2014. © MONUSCO/Sylvain Liechti

A l’occasion de la Journée internationale des casques bleus célébrée jeudi 29 mai, le commandant de la Brigade d’intervention de la Monusco, général Ramadhan Abdoul Kimweri, a déclaré que les défis restent énormes au regard des groupes armés encore actifs dans l’Est de la RDC. Il a affirmé que les casques bleus restent déterminés à achever leur mandat de travailler aux côtés des FARDC pour stabiliser complètement cette région, longtemps déchirée par des conflits armés.

Depuis 2013, trois casques bleus de la brigade d’intervention de la Monusco sont morts. Le dernier, Dick Yohanne, un casque bleu malawite est décédé le 14 mai dernier.

La Brigade d’intervention de la Monusco est déployée dans l’Est de la RDC depuis l’année passée. Elle a notamment été très impliquée dans les combats contre la rébellion du M23.

Au cours de la cérémonie organisée à Goma pour célébrer la journée de casques bleus, des personnalités civiles et militaires de la Monusco ainsi que du gouvernement provincial ont déposé des gerbes de fleurs devant un mémorial construit par le contingent sud-africain dans le quartier général de la Monusco.

Le mémorial reprend, entre autres, une quinzaine de noms des casques bleus tombés pendant l’exercice de leurs fonctions depuis mars 2004 dans l’Est de la RDC.

Les discours prononcés au cours de cette cérémonie ainsi que le message du Secrétaire général des Nations Unies ont reconnu la contribution des casques bleus à la défaite du M23 en 2013.

Responsabilité du gouvernement congolais

Une cérémonie similaire été organisée au Quartier général du bataillon ghanéen de la Monusco à Kinshasa. A cette occasion, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC, Martin Kobler a rappelé qu’il appartenait au gouvernement congolais de créer les conditions durables d’une paix totale dans ce pays:

 «Je voudrais m’adresser aux autorités politiques et militaires de ce pays, parce qu’elles sont les ultimes gardiens de la paix. La Monusco est, de par sa nature, faite pour quitter ce pays. Et, elle le quittera. Le Conseil de sécurité des Nations unies nous a demandé de mettre en place une stratégie de retrait. Cela ne veut pas dire que nous partirons demain.»

Cependant, a-t-il souligné, le processus de retrait de la Monusco actuellement en pleine reconfiguration, devrait prendre du temps et se faire en collaboration avec le gouvernement congolais.

Entre-temps, « nous sommes prêts à apporter tout le soutien nécessaire au processus des réformes initiées par le gouvernement», a-t-il assuré.

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