La CNDH lance une mission d'enquête sur les massacres de Kamuena Nsapu et le meurtre de 2 experts de l'ONU

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a annoncé lundi 2 février à Kinshasa le lancement officiel d’une mission d’établissement des faits à la suite des massacres de civils survenus entre 2016 et 2017 dans le Kasaï-Central, ainsi que sur le double meurtre des experts onusiens Zaida Catalán et Michael Sharp.

Cette initiative fait suite au communiqué de la CNDH du 6 janvier courant relatif au procès en appel de l'assassinat des deux experts onusiens.

Elle marque le début effectif des opérations de terrain pour faire toute la lumière sur l'une des périodes les plus sombres de l'histoire récente de l’espace Kasaï.

La mission d'établissement des faits s'est vu confier quatre objectifs principaux pour répondre à la soif de justice des familles des victimes :

Enquêter sur l'ensemble des violations des droits de l'homme durant la crise Kamuena Nsapu.
Identifier les auteurs présumés des massacres de civils et de l'exécution des experts onusiens.
Recueillir et vérifier les preuves pertinentes en coopération avec les instances étatiques et internationales.
Formuler des recommandations sur les mesures de responsabilisation pour éviter la répétition de telles tragédies.

Une coopération internationale renforcée

Le caractère sensible de ce dossier exige une collaboration étroite. La CNDH a précisé que la mission travaillera de concert avec les organes de l'État congolais, les Nations-Unies, les gouvernements des États-Unis et de la Suède (pays d'origine des experts assassinés), ainsi que le mécanisme de surveillance mandaté par l'ONU pour la RDC.

Appel à témoins

Dans son communiqué, la Mission d’établissement des faits invite les individus, les groupes de victimes et les organisations de la société civile à lui soumettre tout document ou information pouvant éclairer ses investigations.

L'ensemble des données collectées servira à la préparation des rapports officiels de la CNDH, qui pourraient constituer de nouvelles pièces à conviction dans les procédures judiciaires en cours ou à venir.

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